Nous privilégions les actifs risqués

Asset Management - 08/11/2016

Les marchés financiers sont focalisés depuis une dizaine de jours sur l’issue des résultats des élections américaines, les derniers sondages nourrissant l’incertitude.

Si les marchés préfèreraient l’élection de Mme Clinton, une victoire démocrate au Congrès, qui lui donnerait les pleins pouvoirs, serait cependant perçue comme négative, notamment pour les secteurs de la santé et de la finance. A contrario, si une victoire de Mr Trump aurait un effet clairement négatif pour les actifs risqués (par manque de visibilité aussi bien en termes d’évolution domestique que de géopolitique), une absence de majorité républicaine au Congrès permettrait de relativiser les craintes entourant le programme  du candidat. Ce contexte nous a conduit à utiliser de façon tactique des dérivés pour protéger les portefeuilles de l’aléa électoral.

A retenir
  • Surpondération des actions européennes
  • Surpondération des actions émergentes et japonaises dans une moindre mesure
  • Sous-pondération des obligations américaines


Les attentes bénéficiaires commencent à se stabiliser

Nous maintenons notre allocation d’actifs en faveur des actifs risqués, surpondérant les actions (européennes, mais aussi émergentes et japonaises dans une moindre mesure) pour trois principales raisons :

  • L’environnement macro-économique est plus porteur. D’une façon générale, la croissance mondiale est un peu plus vigoureuse au regard des enquêtes et surtout mieux synchronisée. La politique reflationniste chinoise porte ses fruits bien au-delà de l’Empire du milieu et joue donc un rôle indéniable dans cette resynchronisation mondiale. Néanmoins, le rebond conjoncturel chinois est tout sauf stable parce qu’à crédit et avec des marchés immobiliers à nouveau très spéculatifs dans les villes les mieux établies. S’il faut donc l’observer avec une certaine méfiance, il faut également à plus court terme prendre acte du rebond en cours.
  • Par ailleurs, les attentes bénéficiaires des analystes, après une phase de dégradation, commencent à se stabiliser, comme l’indique le graphique ci-contre.



  • Enfin, les marchés actions ont déjà en partie intégré l’augmentation du risque dans l’attente des élections américaines, le S&P ayant connu plus de 10 séances de baisse consécutive.

Interrogations croissantes sur le QE

Les emprunts d’Etats ont été sous pression en octobre, notamment en Europe avec une remontée de 25 points de base du taux 10 ans allemand, les pressions déflationnistes mondiales s’estompant sous l’effet de l’amélioration chinoise mais aussi des effets de base plus favorables sur l’inflation.

Les doutes sur la pérennité du quantitative easing de la BCE pèsent également. Certaines rumeurs de marché ont été à l’origine de ces nouvelles réflexions. Nous restons sceptiques quant à la proximité d’un tapering de la BCE. L’inflation reste faible et la reprise est loin d’être uniforme en zone euro. Pour autant,  les tensions récentes des taux souverains ne nous invitent pas à revoir notre gestion de la sensibilité (assez prudente), en concentrant la sous-pondération sur les obligations américaines, car elles sont insuffisantes.


    Nos vues pour novembre Evolution par rapport au mois précédent
ACTIONS
US
Europe
  Euro
  Royaume-Uni
Japon
Emergents
TAUX
US
Euro
Investment Grade
High Yield
Monétaire
DIVERSIFICATION    
Convertibles Euro
Dollar


A suivre
  • Prochaine réunion de la BCE : 8 décembre
  • Prochaine réunion de la Fed : 13 et 14 décembre
  • Prochaine réunion de la BoJ : 19 et 20 décembre
  • Référendum italien : 4 décembre