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Une semaine riche en événements

Analyse de marché - 05/05/2017

Semaine écourtée dans beaucoup de pays, mais néanmoins riche en évènements.
  • La Fed n’a pas changé son discours lors de sa réunion alors même que les dernières statistiques économiques étaient en demi-teinte. Les indices manufacturiers ressortent inférieurs aux attentes (ISM à 54,8 en avril contre 57,2 précédemment), alors que les secteurs des services se portent mieux (ISM à 57,5 en avril contre 55,2 précédemment). Janet Yellen a plutôt mis en avant la solidité du marché de l’emploi. Les investisseurs anticipent une remontée des taux pour le mois de juin. Les taux américains sont ainsi légèrement repartis à la hausse.
  • Le rapport de force entre la Grande-Bretagne et l’Union Européenne est engagé pour les négociations sur le Brexit, après le sommet du week-end dernier. Celles-ci devront débuter après les élections britanniques le 8 juin, d’abord sur les modalités de sortie puis sur les relations futures.
  • La publication d’indicateurs d’activité PMI en baisse en Chine a fait décrocher les prix des métaux et les valeurs matières premières. Le pétrole a lui aussi fortement baissé ces derniers jours, les investisseurs doutant de la prolongation de l’accord de production lors de la prochaine réunion de l’OPEP le 25 mai et la croissance de la production de schiste se confirmant.
  • En France, après le débat de l’entre-deux tours, Emmanuel Macron reste le favori des sondages, un motif de soulagement pour les investisseurs étrangers qui reviennent sur les actions européennes. En effet, le spectre d’une crise de l’euro s’éloigne. Ainsi, les actifs risqués de la zone euro ont surperformé les autres zones géographiques cette semaine et les taux gouvernementaux se sont détendus.

Pendant ce temps, la saison de publications des résultats se poursuit et s’avère de très bonne facture. Aux Etats-Unis, la croissance des résultats au cours du premier trimestre 2017 par rapport à 2016 est de 13% avec des croissances positives pour 10 des 11 secteurs. En Europe, alors que plus de la moitié des entreprises ont annoncé leurs résultats, la proportion d’entreprises publiant au-dessus des attentes est la plus forte depuis 2003, à presque 70%. La croissance est la meilleure depuis sept ans à +26%. 

Dans ce contexte, en termes d’allocation d’actifs, nous conservons nos positions en faveur des actions européennes. Concernant les positions obligataires, nous privilégions les obligations financières. Nous conservons une duration faible et avons renforcé les obligations convertibles. 

  Actions européennes

Les publications du premier trimestre se poursuivent et assurent une belle progression des marchés européens dans la continuité des dernières semaines. Le soulagement lié aux sondages concernant l’élection présidentielle française et la confirmation d’un climat macroéconomique favorable (très bon PMI composite en zone euro) insufflent la confiance chez les investisseurs, en dépit de la baisse du pétrole. Les variations intra-sectorielles sont importantes avec toujours de belles hausses pour les secteurs de la consommation (LVMH est devenu la première capitalisation boursière du CAC40), de l’agroalimentaire, des banques et de la construction cette semaine. A l’inverse, les valeurs minières et de l’énergie continuent de chuter sous l’effet de la baisse des prix des matières premières. Les valeurs automobiles sont également pénalisées par les mauvaises ventes américaines d’avril (4e mois consécutif). 

Parmi les très bons chiffres publiés, notons ceux d’Air France, qui indique que ses réservations pour l’été sont bonnes et confirme ses objectifs 2017. Thales publie un chiffre d’affaires de 3,06 milliards d’euros pour le premier trimestre, soit une croissance organique de +11% avec de très belles performances de la division Aerospace (la meilleure) et des pays émergents (+16% et désormais 30% des ventes du groupe). Trimestre solide pour Arkema (CA +13%) et guidance confirmée. Excellent trimestre pour Adidas et impressionnant parcours du titre. Veolia fait aussi état de très bons chiffres, entraînant la hausse du secteur des utilities

Du côté du M&A, Akzo procède toujours à l’examen de la 3ème offre relevée de PPG avec comme objectif un rachat. ITV a annoncé le départ de son CEO Adam Crozier, arrivé en 2009 et ayant redressé le cours boursier du groupe. Le titre Accor bondit : le groupe serait en négociations exclusives avec des fonds souverains pour la cession de 80% d’HotelInvest (qui pourrait avoir lieu avant la fin du premier semestre 2017, ainsi qu’initialement prévu).  

  Actions américaines

Semaine de stabilisation : le S&P progresse très légèrement. L’inflation au mois de mars (au sens du PCE, critère privilégié par la Fed) est ressortie à 1,6%, en ligne avec les attentes du marché mais légèrement en retrait par rapport à la tendance des derniers mois (1,7%-1,8%). L’ISM manufacturier affiche également un léger recul, à 54,8 contre 57,2 pour le mois précédent. Du côté du non-manufacturier, nous restons sur une excellente dynamique, à 57,5, son deuxième plus haut niveau depuis le quatrième trimestre 2015. 

Le communiqué de la Fed après deux jours de FOMC a semblé minimiser l’impact de la faiblesse relative de l’économie au premier trimestre et a mis l’accent sur la vigueur du marché du travail. La consommation des ménages est solide et l’investissement des entreprises augmente. 

Une réforme de la santé a finalement été votée par la chambre des représentants jeudi soir. Ce vote a été réalisé sans le soutien des démocrates. Le projet de loi va maintenant être examiné par le Sénat, ce qui devrait engager de nouveaux et nombreux amendements. Au-delà de l’impact sur le secteur, ce développement est lu de façon positive par le marché, ouvrant la voie à la réforme fiscale dans les mois à venir. 

Sur les 379 sociétés ayant publié leurs résultats, 285 ont dévoilé des chiffres supérieurs aux attentes et 86 ont déçu. Le BPA moyen ressort en progression de 14% par rapport au premier trimestre 2016 et se situe 4,79% au-dessus des attentes. Cette semaine, on retiendra les résultats décevants de Facebook, Tesla, Charter et Viacom. A contrario, Mondelez et Delphi ont surpris favorablement. 

Au cours des cinq derniers jours, l’apparente stabilité du marché masque l’effondrement du secteur des télécommunications et de l’énergie, avec des chutes de plus de -3% et -2% respectivement et la progression des valeurs technologiques et de santé. 

  Actions japonaises

Compte tenu de la baisse du yen par rapport au dollar, le marché boursier japonais a progressé à la veille d’une longue période de congé. L’indice TOPIX s’est ainsi adjugé 0,52% lundi puis 0,68% mardi. Les participants au marché ont privilégié les entreprises ayant publié des bénéfices robustes et celles offrant de belles perspectives en amont de la saison des résultats. Les sociétés tournées vers l’international et faisant l’objet d’anticipations croissantes d’une amélioration de leurs marges ont été recherchées. Ce solide mouvement de marché est attribuable aux anticipations des investisseurs quant à une révision à la hausse des bénéfices des entreprises, ainsi qu’à des taux japonais plus faibles que ceux utilisés par les sociétés dans leurs prévisions (ces taux étant souvent établis de manière conservatrice). 

Tokyo Electron, après avoir annoncé une croissance bénéficiaire de 41% et un relèvement de ses dividendes, a vu son cours atteindre un point haut depuis 17 ans. De son côté, le titre Yamaha a bondi de plus de 17% mardi suite à l’annonce de perspectives positives, s’appuyant sur une prévision de résultat d'exploitation record pour l’année en cours. 

Si l’on examine les bénéfices des sociétés industrielles japonaises sur le dernier exercice (exercice clos au 31 mars 2017), les entreprises qui dépendent de la demande extérieure ont signé des performances solides malgré l'appréciation du yen (parité d’environ 112 yens par dollar). Ces sociétés sont parvenues à promouvoir leur production à l'étranger et à contrôler efficacement leur risque de change. Par exemple, le groupe Sony était auparavant considéré comme une société exportatrice. Grâce à des approvisionnements plus importants en composants dont les échanges se font en dollar, cette société dispose désormais d’une tolérance face au risque d'appréciation du yen. 

  Marchés émergents

En Chine, l'indice PMI a légèrement fléchi en avril, à 51,2 points (le consensus tablait sur 51,7). Le PMI dans les services est également ressorti en baisse, à 54 points contre 55,1 le mois précédent. Ce ralentissement attendu n'est pas si préoccupant car la liquidité se resserre progressivement (le SHIBOR se maintient à des sommets historiques depuis deux ans) et la consommation continue à bien résister comme en témoignent les très bons résultats des entreprises du secteur automobile. Guangzhou Auto a annoncé une forte hausse en glissement annuel de son chiffre d'affaires (+66%) et de son bénéfice par action (+99%) grâce au redressement de sa coentreprise avec Fiat, à la bonne tenue des ventes de véhicules commercialisés sous sa propre marque et à la croissance de 38% enregistrée par sa coentreprise avec Honda. Les résultats de BMW font état d'une croissance de 90% du BPA de sa coentreprise Brilliance, avec une amélioration significative de sa marge nette (470 points de base) liée au relèvement des prix des mémoires flash DRAM et NAND. Samsung Electronics a vu son BPA bondir de 46% malgré la modeste progression de son chiffre d'affaires (+2%), notamment grâce à l'amélioration de ses marges dans le domaine des semi-conducteurs (+1 670 points de base dans cette activité). En outre, le géant coréen a amélioré significativement sa gouvernance d'entreprise en annulant ses actions non émises, qui représentaient 13% de son flottant. 

En Inde, les résultats d'ICICI Bank se sont avérés légèrement supérieurs aux attentes (+189% en glissement annuel) grâce à l'amélioration de sa marge d'intérêt nette. Mais surtout, les actifs restructurés sont réduits de moitié. ICICI Prudential a enregistré une hausse de son bénéfice de 1% en glissement annuel, un chiffre trompeur car la croissance annuelle des primes est ressortie à 31%. Toutefois, en vertu des normes comptables indiennes, les charges sont immédiatement déductibles et non amorties tout au long de la durée de la police. Par conséquent, la forte croissance du bénéfice net comptable ne reflète pas la nette progression des primes. Le gouvernement indien a permis à la banque centrale de prendre une ordonnance sur les prêts non productifs invitant les banques à régler efficacement le problème des créances douteuses. 

Au Brésil, Itau a annoncé une croissance de 20% de son BPA en glissement annuel et un ROE de 21%. Néanmoins, les provisions ont moins baissé que prévu. Jusqu'ici, les entreprises qui fabriquent des biens de consommation s'en tirent mieux que prévu grâce à la progression de leur chiffre d'affaires et à la baisse des charges financières. La réforme du système de retraite a été approuvée par le comité spécial de la chambre basse du Parlement avec 60% des voix. La version définitive du projet de loi devrait être soumise au vote de la chambre basse d'ici trois semaines. Au Mexique, le moral des ménages et des entreprises, ainsi que les indices PMI, ont rebondi en avril. Grupo Mexico a dépassé les attentes avec une croissance de 34% de son EBITDA. Le géant minier mexicain a dégagé de confortables flux de trésorerie disponible (295 millions de dollars, contre -148 millions de dollars au premier trimestre 2016). 

Nous restons optimistes à l'égard des marchés émergents : les entreprises renouent avec la croissance des bénéfices, la Chine orchestre une modération de sa croissance pour la rendre plus durable et nous observons des réformes significatives en Argentine, au Brésil et en Inde. 

  Matières premières

Impressionnante baisse des cours du pétrole en fin de semaine, avec près de quatre dollars par baril d'amplitude entre le plus haut de jeudi et le plus bas de vendredi matin. Le plus déroutant est qu'il n'y a pas de raison évidente. Au titre des nouvelles récentes, on retrouve 1/ un regain d'inquiétude sur la Chine, dont la croissance pourrait être sur un point haut au 1er trimestre, 2/ un apaisement des tensions en Libye, qui pourrait mettre un terme à la guerre civile qui a contraint jusqu’à présent le retour à la pleine capacité de production, 3/ des statistiques hebdomadaires aux Etats-Unis plutôt décevantes, avec une baisse des stocks de brut inférieure aux attentes, 4/ les résultats du 1er trimestre des sociétés d’Exploration-Production aux Etats-Unis, qui confirment la croissance des productions de schiste.

Globalement, rien de complétement nouveau ou de majeur, mais ces éléments pèsent négativement sur le sentiment des opérateurs. Cela s’ajoute aux négociations qui ont commencé concernant le prochain meeting de l’OPEP, prévu le 25 mai. Un consensus semble se détacher pour un renouvellement des coupes de production, mais rien n'est acté. Le risque étant que l'OPEP et la Russie se "fatiguent" de laisser des parts de marché à la production de schiste américaine, surtout si par ailleurs les stocks mondiaux ne baissent pas. Leur réaction pourrait être de laisser à nouveau les lois de marché réguler l'offre et la demande. Ce niveau de risque a conduit les traders à réduire leurs positions spéculatives acheteuses. La baisse a été accentuée par des ruptures de niveaux techniques/psychologiques. Elle a néanmoins le mérite de mettre la pression sur l'OPEP pour agir. Le Brent devrait revenir sur les 50 dollars le baril au cours des prochains jours. 

Concernant la Chine, les inquiétudes sont liées à la fois à la baisse de l’indice PMI d’avril à 51,2, contre 51,8 en mars, ainsi qu’aux récentes mesures de réduction du crédit. Ces éléments ont alimenté la baisse des prix des métaux cette semaine, en moyenne de -2,5% pour les métaux côtés sur le LME, et de -5% pour le minerai de fer. A noter aux Philippines, le Congrès a refusé la confirmation de la très controversée ministre de l’Environnement et des Ressources Naturelles, qui avait pour projet de stopper toutes les productions minières à ciel ouvert. La décision dissipe la menace qui pesait sur la production de nickel

  Dettes d'entreprises

 

Crédit

Semaine soutenue sur les marchés des dettes corporate européennes. Les intervenants semblent s’être faits une idée claire quant à l’identité du prochain président français, qui plus est après le débat de l’entre-deux tours. Ils se sont positionnés en ce sens. Dans ce contexte, les noms français, le High Beta et les secteurs cycliques ont surperformé. Les fonds High Yield enregistrent un léger inflow et les obligations dites « cash » surperforment les CDS. Le Xover continue de se resserrer, passant de 266 points de base à 258 points de base, tandis que l’indice Itraxx Main demeure stable à 64 points de base. 

Une seule émission primaire a été réalisée cette semaine. Norican (B2/B) a émis une souche Senior Secured de EUR 340m 6NC2.5 afin de refinancer la dette existante ainsi que les prêts des actionnaires qui ont permis l’acquisition de Light Metal Casting Solutions Group (LMCS) fin avril. Cette acquisition permet notamment à Norican d’entrer sur le marché de l’aluminium. Pro forma, la nouvelle entité réalise un chiffre d’affaires de 557 millions d’euros et un EBITDA de 74 millions d’euros. 

Quelques résultats du premier trimestre 2017 importants ont été publiés cette semaine. Nexans (BB) a publié des résultats en ligne avec les attentes. Le chiffre d’affaires ressort à 1,14 milliard d’euros, soit une croissance organique de +1,2%, tirée principalement par le segment Transmission, Distribution et Opérateurs en croissance de+5,9% à 485 millions d’euros. Du côté du secteur du packaging, les résultats de Smurfit Kappa (Ba1/BB+) étaient légèrement supérieurs aux attentes avec un chiffre d’affaires en hausse à 2,13 milliards d’euros. L’EBITDA est néanmoins en retrait de -1% tout comme la marge qui diminue d’un point. Notons que Moody’s a dégradé la note d’Ericsson à BB+, avec une perspective stable. Quant à Groupama, la note de la société a été relevée par Fitch, permettant notamment aux obligations Tier 2 de repasser en territoire IG (de BB+ à BBB-). 

Convertibles 

Le marché primaire est resté calme alors que la saison des résultats suit son cours. Cependant, deux émissions sont intervenues aux États-Unis. HubSpot Inc., un fournisseur de solutions cloud de marketing/vente, a annoncé le placement de 350 millions de dollars d'obligations convertibles à 5 ans avec un coupon dans une fourchette de 0,25 à 0,50% et une prime de conversion de 35% (à déterminer plus tard). AMAG Pharmaceuticals, une société biopharmaceutique spécialisée dans la préservation des cellules souches et le développement de traitements innovants contre l'anémie et le cancer, émet à des fins de refinancement 250 millions de dollars d'obligations convertibles avec un coupon dans une fourchette de 2,75 à 3,25% et une prime de conversion comprise entre 37,5 et 42,5%.

En Asie, la semaine a été assez calme étant donné la série de jours fériés au Japon (« semaine dorée ») et des congés dans les autres pays de la région. Les résultats de CRRC au premier trimestre ont été assez décevants avec un bénéfice net en repli de 42% sur un an, à 1,152 milliard de RMB (diminution des livraisons, commandes reportées, frais administratifs plus importants que prévu, etc.) Dans le reste de l'Asie, l'autorité de la concurrence en Chine a approuvé la cession de la filiale de courtage de Zhejiang ExpressWay (une société concessionnaire de voies rapides). La scission était dans les tuyaux depuis 2012 et constitue une bonne occasion de clarifier la structure de la société. 

En Europe, Telecom Italia a publié des résultats supérieurs aux prévisions pour le premier trimestre 2017 (chiffre d'affaires de 4,82 milliards d'euros, en hausse de 8,5% sur un an, EBITDA en phase, marge EBITDA à 41,3% contre 38,6% à la fin du premier trimestre 2016). Vivendi a renforcé son emprise sur Telecom Italia en nommant lors de l'assemblée générale 10 administrateurs sur les 15 que compte le conseil d'administration. Le titre IAG a progressé de plus de 5% après avoir annoncé une hausse de son bénéfice de 7,9% sur un an au premier trimestre grâce à la baisse des frais de carburant, à l'augmentation du trafic de 3,3% et à une légère baisse de ses effectifs. 

Aux États-Unis, parmi les nombreuses publications de résultats trimestriels, Square (un fournisseur de solutions de paiement mobile) a dévoilé des résultats impressionnants, avec notamment une croissance de son EBITDA de 36% sur un an, un chiffre d'affaires en hausse de 39% (essor de son activité abonnements et services). Akamai (contenus Internet) est resté à la traîne de l'indice de référence. Mais surtout, la direction s'est montrée réservée pour le deuxième trimestre. Elle table sur la persistance une croissance de son chiffre d'affaires inférieure à la moyenne historique pour l'activité médias. Signalons une nouvelle fois la belle performance de l'eBay sud-américain MercadoLibre, qui a vu son chiffre d'affaires bondir de 73,8% sur un an, en particulier grâce à d'excellents résultats au Mexique et au Brésil. 

Achevé de rédiger le 05/05/2017

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