​​

La diversification permet de lutter contre les effets d’une certaine complaisance

Stratégie d'investissement - 13.03.2017

Alors que Donald Trump annonce que « l’Amérique est de nouveau prête à mener », la plupart des commentateurs conviendront que le nouveau président et son discours reflationniste font à nouveau grimper les marchés actions. Malgré des risques politiques toujours présents et les échéances électorales prévues cette année, les bourses européennes sont globalement haussières, sans pour autant tenir le rythme des marchés américains. Les marchés émergents semblent bénéficier de la valorisation idéale du dollar US, ni trop forte ni trop faible. En outre, à ce stade, la baisse initiale des marchés obligataires ne s’est pas transformée en déroute.
C’est lorsque la hausse des marchés donne un sentiment de bien-être aux investisseurs qu’il convient de se méfier. La diversification permet de lutter contre les effetsd’une certaine complaisance.



Les marchés étant d’humeur manifestement optimiste, et après une hausse quasi ininterrompue depuis les élections américaines, un repli semblerait normal. Toute déception causée par Donald Trump entraînerait un retour de bâton fort désagréable pour les investisseurs trop hardis ou surexposés. D’autre part, au-delà des risques habituels, des déceptions pourraient venir de sources inattendues, voire tombées dans l’oubli...

En 1986, Lionel Richie avait dominé les ondes grâce au succès de son tube « Dancing on the Ceiling ». Ce titre nous ramène à la question du relèvement du plafond de la dette fédérale américaine et aux mesures qui doivent être prises en mars à cet égard. La dette fédérale devrait alors être de 20 000 milliards de dollars. Il faut se rappeler que le relèvement du plafond à 18 000 milliards de dollars avait causé la consternation en 2015,
avec parfois des annonces de quasi-fin du monde.

Cela dit, notre équipe d’économistes table sur un accord de relèvement du plafond de la dette, même si les décideurs politiques se résignent à danser pendant quelque temps autour du problème. En toute hypothèse, la période de négociation devrait être marquée par une volatilité accrue, sans parler d’une prolifération des tweets présidentiels. C’est lorsque la hausse des marchés donne un sentiment de bien-être aux investisseurs qu’il convient de se méfier. Les ours n’hibernent jamais très longtemps ; et même s’ils décident de se rendormir, leurs incursions temporaires en dehors de leurs cavernes peuvent se révéler effrayantes... La diversification permet de lutter contre les effets d’une certaine complaisance, mais les investisseurs doivent également examiner leurs portefeuilles régulièrement pour vérifier qu’ils sont compatibles avec leurs objectifs à long terme.

Les messages clés de ce nouveau numéro sont :

  • Les marchés financiers restent optimistes et bien orientés.
  • L’inflation de base oscillera entre 2,1 % et 2,3 % au premier semestre.
  • Le dollar américain est la variable d’ajustement à surveiller.
  • Nous maintenons notre allocation inchangée, mais restons vigilants.