Peu d’éléments sont venus troubler la sérénité des marchés qui continuent de progresser

Analyse de marché - 22/04/2016

L’échec des discussions de Doha sur le pétrole n’a pas constitué une grande surprise étant donné que les Iraniens ne veulent pas entendre parler d’une limitation de leur production autour d’un niveau aussi faible, celui résultant de l‘embargo. Les cours du pétrole terminent même la semaine en hausse.

​En Europe, en parallèle de la conférence de presse de la BCE, une polémique a éclaté autour du ministre des finances allemand et de la politique de taux négatifs de l'institution. Mario Draghi a fermement rappelé l'indépendance de la banque centrale (et à ce titre l'unanimité du Conseil, donc aussi de la Bundesbank, pour défendre l'indépendance de la BCE). Contrairement à la précédente conférence de presse de la Banque centrale européenne, Mario Draghi n'a pas réitéré l'idée qu'il n'y aurait vraisemblablement plus d'autres baisses de taux. Ainsi, l'euro s'est un peu affaibli face au dollar.

Si la publication de statistiques économiques n'a pas sensiblement modifié la lecture du paysage économique, l'attention est portée sur l'annonce des résultats des entreprises. S'il est prématuré de tirer beaucoup de conclusions (moins d'un quart des entreprises américaines ont publié), les résultats sont meilleurs qu'attendus, sachant toutefois que les attentes avaient été sensiblement revues à la baisse.

 

ACTIONS EUROPEENNES

La hausse des prix du pétrole a soutenu le marché au cours de la semaine, rendant la décision de la BCE de maintenir ses taux d'intérêts et sa politique monétaire inchangés sans incidence sur la fluctuations des indices européens. Les secteurs des ressources naturelles, les banques et l'automobile ont rebondi au cours des dernières séances.

Dans ce contexte, de nombreuses publications trimestrielles ont été particulièrement bien accueillies. Schneider a rassuré sur son activité en Chine (le titre progresse de 5%) ; Atos enregistre une accélération de sa croissance organique (+1,6%), portée par Worldline (+6,7%) et la division data/sécurité. L'Oréal fait mieux qu'attendu en Amérique Latine (avec +8,5% de croissance organique) et est en ligne en Europe et aux Etats-Unis ; seul Hong-Kong souffre en Asie. La publication d'Essilor est très solide (+5,7% de croissance organique) grâce aux verres de correction. Chez Danone, les produits laitiers permettent la publication d'une croissance organique supérieure aux attentes à +3,5%. Rémy Cointreau profite de la tendance haussière du cognac (80% de son résultat) sur le continent américain et en Asie. Accor accélère sa croissance au 1er trimestre (+1,9%) après un dernier trimestre 2015 qui avait été très mitigé. Le groupe est confiant en Europe (retour de la clientèle de loisirs en France, reprise des foires en Allemagne) pour le reste de l'année 2016. Dans l'automobile, malgré un effet calendaire négatif, le marché européen reste très bien orienté. Dans la lignée de ses concurrents la semaine dernière, Renault publie de très bons chiffres en volume pour le mois de mars à +10,2% (soit +7,3% sur le 1er trimestre marqué par une belle performance de l'Europe à +8,8%). Le plan produit du groupe reste très attractif pour les 12 prochains mois. Les résultats de Daimler ressortent un peu faibles mais sans surprise (lancement de la classe E) et la guidance annuelle du groupe est confirmée. Ceux de Kering sont décevants, compte tenu de mauvais chiffres chez Gucci et Bottega Veneta ; Puma poursuit son rebond. Pernod souffre en Chine (-10%) sur le trimestre alors que le reste du monde est satisfaisant ; la guidance est confirmée. 

Du côté du M&A, la bataille pour la prise de contrôle de Darty ne semble pas terminée au regard d'une nouvelle surenchère de la part de Conforama (c'est la 5e révision d'offre) à 160 pence par titre. Chez Accor, la montée au capital de Jin Jiang se poursuit. Le groupe chinois détient désormais 14,98% du capital de l'hôtelier. Par ailleurs, un intérêt de Safran pour Zodiac a été évoqué au cours des derniers jours sans être confirmé, ce qui permet à Zodiac de progresser de plus de 6%. 

 

ACTIONS AMERICAINES

Les marchés américains poursuivent leur progression au cours de la semaine, dans un climat de relative stabilité, dominé par les publications des entreprises américaines pour le premier trimestre 2016. Sur le plan économique, les chiffres de l'immobilier sont contrastés ; les ventes de logements existants ont progressé plus fortement qu'attendu mais les mises en chantier et les dépôts de permis de construire ont reculé sur le mois de mars. Les demandes initiales d'allocation chômage continuent de refluer d'une semaine sur l'autre.

Les entreprises étaient donc au cœur de l'actualité, avec les publications de géants technologiques comme IBM, Intel, Google ou encore Microsoft. Si chaque société fait face à des défis spécifiques, les résultats de l'ensemble du secteur n'ont pas enthousiasmé les investisseurs. On retiendra toutefois que l'environnement économique international n'est pas décrit comme un problème majeur par les entreprises, ce qui est rassurant. Rappelons le scénario de récession globale envisagé par certains il y a moins d'un trimestre. Dans le secteur de la consommation de base, Starbucks a publié des résultats solides, avec un bénéfice par action en progression de 20%. Toutefois, les ventes à périmètre comparable ressortent légèrement inférieures aux attentes, à 6% contre 6,5%. Coca-Cola a publié un chiffre d'affaires en déclin de 4%, le douzième recul sur les treize derniers trimestres. Le titre a abandonné près de 5% sur la semaine. Les publications se poursuivent également dans le secteur bancaire avec Goldman Sachs et Bank of New York. A l'image de ses consoeurs, Goldman Sachs a souffert de la baisse de son activité de trading. En revanche, exposée à des marchés finaux plus classiques, Bank of New York a surpris positivement sur ses résultats.

Au cours des cinq derniers jours, les valeurs de l'énergie, de la santé et des matériaux affichent des progressions significatives. En revanche, les services publics, la consommation de base et les télécoms connaissent un recul non négligeable.

 

ACTIONS JAPONAISES

Malgré plusieurs tremblements de terre de magnitude 7 à Kumamoto dans l'île de Kyushu, le marché actions a continué de progresser après une vive réaction. L'indice TOPIX a terminé en hausse de 1,6% dans le sillage de fortes progressions enregistrées sur les marchés actions aux Etats-Unis et en Europe, soutenus par la hausse des prix du pétrole. En outre, les spéculations sur les nouvelles mesures prises par la Banque du Japon après le tremblement de terre ont également bénéficié au marché avant une réunion sur la politique monétaire.

Les dégâts provoqués par une série de tremblements de terre devraient être limités. Il semblerait qu'aucun grand groupe ne soit directement touché. Pour autant, des sociétés telles que Toyota (+0,3%) et Sony (+1,3%) possèdent des entités dans la zone touchée. Toyota, qui a suspendu son activité de production de voitures en raison d'un arrêt de l''approvisionnement en pièces détachées de la part d'Aishin Seiki (+0,4%), devrait reprendre son activité à compter du 25 avril.

Après une semaine éprouvante, le secteur des produits pétroliers et à base de  charbon a progressé. En particulier, Idemitsu Kosan a bondi de 15,4% à la suite des attentes de nouvelles demandes concernant son activité de matériaux électroluminescents organiques. Mitsubishi Motors a pour sa part plongé de 31,3% en raison de mauvaises nouvelles concernant une éventuelle manipulation des données liées aux tests d'efficacité des carburants de ses voitures compactes.

 

MARCHES EMERGENTS

Le marché obligataire chinois devrait connaître un nouvel élargissement de ses spreads dans la mesure où les signaux de tension deviennent de plus en plus perceptibles. Le nombre de défauts semble être en hausse avec environ 13 cas de défaut sur des emprunts obligataires depuis le début de l'année. En outre, six nouveaux émetteurs sont à présent placés sous surveillance par les agences de notation en vue d'une éventuelle dégradation de leur notation. Les événements de crédit liés aux entreprises d'Etat ont réduit l'espoir d'un « soutien gouvernemental implicite ».

Depuis le début du mois d'avril, les défauts sur les emprunts obligataires de deux entreprises d'Etat (un groupe minier et un groupe de sidérurgie) et l'annonce d'une suspension du trading de la dette à hauteur de 16,8 milliards de renminbis (RMB) par une entreprise d'Etat notée  AA+ (groupe de matériel ferroviaire) ont fortement affecté la confiance des investisseurs dans la solvabilité des entreprises d'Etat. L'interruption surprise des transactions concernant les obligations émises par d'importantes entreprises d'Etat la semaine dernière a suscité de nouvelles inquiétudes en matière de liquidité. Elles concernent l'exposition au crédit des entreprises. Les détenteurs d'obligations corporate (essentiellement les sociétés de gestion d'actifs) ont commencé à réduire de façon sélective leur exposition au crédit.

Au Brésil, Mme Dilma Rousseff est pressée par le temps et manque d'options. Ses ennemis viennent de voter en faveur de la première procédure de destitution visant un président en exercice au Brésil depuis 24 ans. Après une défaite dramatique au Congrès dimanche dernier, il ne lui reste que quelques semaines pour inverser la tendance au Sénat avant sa destitution. Les principaux soutiens de Mme Rousseff ont déjà fait savoir qu'elle se défendrait durant son procès et qu'elle pourrait déposer  des recours judiciaires devant la Cour Suprême. D'autres membres de sa coalition ont suggéré qu'elle pourrait appeler à de nouvelles élections. Les investisseurs sont attentifs à la rapidité de la procédure de destitution et veulent savoir quelles sont les chances réelles du vice-président Michel Temer de sortir l'économie de la pire récession jamais connue depuis des décennies. L'euphorie initiale liée aux mesures prises par M. Temer, concernant la réduction du nombre de personnes au gouvernement et des dépenses, a laissé place aux inquiétudes. Il pourrait rencontrer des difficultés pour unifier un pays divisé et son parti pourrait être éclaboussé par un scandale de corruption. Il a éclaté il y a deux ans et fait vaciller Mme Rousseff.

Dimanche dernier, un sommet à Doha réunissant les plus grands pays producteurs de pétrole au monde s'est soldé par une absence d'accord. En effet, les leaders de ces pays n'ont pas réussi à trouver un accord pour geler la production et doper les prix en baisse. L'issue de la réunion était incertaine après la décision à la dernière minute de l'Iran de ne pas participer car l'Arabie saoudite avait refusé de stopper ou geler la production si les autres grands producteurs ne suivaient pas le mouvement. Quelque 20 exportateurs mondiaux parmi les plus importants n'ont donc pas trouvé de terrain d'entente pour limiter la production.

 

MATIERES PREMIERES

Sans réelle surprise, la réunion qui s'est tenu le weekend dernier à Doha entre pays membres de l'OPEP et non membres n'a pas abouti à un accord de gel de la production de pétrole. Les positions de l'Arabie Saoudite et de l'Iran ont toujours été claires. Pour Ryad, l'accord était conditionné à la participation de tous les pays membres de l'OPEP alors que Téhéran souhaite atteindre son niveau de production pré-sanction avant de considérer un tel accord. L'Iran n'ayant même pas dédaigné envoyer un représentant, l'Arabie Saoudite a donc refusé un accord a minima. La liste des pays qui ont indiqué avoir des capacités additionnelles pour augmenter leurs productions continue de s'allonger avec la Russie, l'Arabie Saoudite, l'Iran et maintenant la Libye. Réel ou pas, ceci en dit long sur l'état de tensions qui peut régner au sein de l'OPEP et risque de compliquer les discussions à venir… La prochaine réunion biannuelle du cartel est prévue le 2 juin.

Les attentes du marché concernant un éventuel accord n'étaient finalement pas si élevées si l'on se fie à la réaction du cours du pétrole en début de semaine. En séance lundi, le Brent a perdu jusqu'à -5% pour ensuite se reprendre et terminer la journée en hausse. Une grève au Koweït des travailleurs du secteur pétrolier qui protestaient contre une proposition de baisse de salaire a affecté la production de l'émirat de manière significative, retirant approximativement 1,7 millions de barils par jour (sur une production de 2,83 millions de barils par jour selon l'AIE). La production a repris depuis, après trois jours d'interruption, alors que le ministre du pétrole koweïtien a ouvert les négociations avec les salariés.

Dans ce contexte assez volatil, le marché s'est certainement focalisé sur l'amélioration des fondamentaux. Les chiffres hebdomadaires américains ont montré une hausse des stocks de brut plus faible qu'attendu et une baisse des stocks de distillats (diesel + fuel) symptomatique d'une bonne tenue de la demande. La production américaine continue de baisser (-24.000 barils par jour cette semaine) pour atteindre 8,9 millions de barils par jour, soit une baisse de -249.000 barils par jour depuis le début de l'année. La tendance devrait continuer à soutenir la thèse d'un re-balancement de l'excès d'offre d'ici la fin de l'année ou le début de l'année prochaine. Le patron de l'AIE s'attend à une baisse de l'offre non-OPEP de 700.000 barils par jour dès cette année, soit la plus forte baisse de productions en 25 ans. Les prix du pétrole progressent de plus de 3% à 43 dollars le baril pour le Brent et 42 dollars le baril pour le WTI. 

Les prix des métaux de base se sont fortement appréciés cette semaine, le LME prenant 3,8%. Le minerai de fer continue son rallye initié mi-décembre et enregistre une hausse de +20,9% cette semaine grâce à 1) des perspectives sur la demande d'acier chinoise qui s'annoncent meilleures qu'attendu, en particulier la demande en infrastructure et la construction 2) plus de discipline de la part des producteurs avec Rio Tinto (2ème producteur mondial) et BHP Billiton (3ème producteur mondial) qui ont coupé leurs guidances de production pour 2017 et 2016 respectivement alors que le numéro 1 un mondial Vale révise sa guidance de production pour 2016 au niveau plancher de sa guidance initiale 3) un dollar plutôt stable sur la semaine.

Cette dynamique sur le prix du fer devrait toutefois s'estomper car le restockage chinois semble toucher à sa fin alors que le marché est toujours en surplus pour 2016-2017. Vale a indiqué vouloir redémarrer Samarco dès la fin de cette année.

Le prix de l'or oscille toujours entre 1210 et 1260 dollars l'once depuis maintenant plus de deux mois. Le prix reste soutenu par la demande en investissement (environnement de taux bas et défiance vis-à-vis des politiques conduites par les banquiers centraux) alors que la demande physique est impactée par une faiblesse saisonnière, certainement exacerbée par la hausse du prix du métal jaune depuis le début de l'année. Le discours de Draghi reste positif pour l'environnement de taux bas alors que le président de la Fed de Boston (votant) a affirmé que l'économie américaine est « fondamentalement saine » et que les marchés pourraient se tromper en pensant que la Fed ne monterait ses taux qu'une seule fois cette année.

 

DETTES D'ENTREPRISES

Crédit 

Le mouvement de risk on s'est poursuivi cette semaine, soutenu par le rebond des cours du pétrole  et les annonces de la BCE. Mario Draghi a indiqué que le programme de rachat d'actifs d'entreprises privées Investment Grade débutera en juin et serait élargi aux compagnies d'assurances. Les rachats seront plafonnés à 70% de la dette totale d'une entreprise sur le marché primaire et la BCE pourra acheter des obligations ayant une maturité maximum de 30 ans. La réaction a été immédiate et très positive sur la dette financière qui a largement surperformé les autres compartiments du crédit (+1% pour les assurances le jour de l'annonce). Le Xover est en baisse de -16 points de base sur la semaine pour venir s'établir à 292 points de base contre une baisse de -26 points de base pour l'indice Sub Fin à 179 points de base. Le trend positif se poursuit sur les valeurs énergétiques, telles que Petrobras, Anglo American, Arcelor Mittal, Glencore. Elles ont tiré profit du rebond du prix des matières premières et notamment du prix du minerai de fer.

Dans ce contexte, des émetteurs opportunistes ont continué de se refinancer à des taux attractifs sur le marché primaire. Le cimentier italien Buzzi Unicem (BB+) a émis une obligation de 500 millions d'euros avec un coupon de 2,125% et une maturité 2023. Loxam (BB-) a émis une obligation de 250 millions avec un coupon de 3,5% et une maturité 2023. Heineken (BBB+) a émis une obligation de 800 millions d'euros avec un coupon de 1% et une maturité 2026. Unibail-Rodamco (A) a émis une obligation en deux tranches pour un montant total d'un milliard d'euros avec un coupon de 1,125% pour la souche 2027 et 2% pour la souche 2036. La vague de flux reste tournée dans le sens de la collecte pour les différents compartiments du crédit : +704 millions d'euros pour les fonds High Yield européens et +410 millions de dollars pour les fonds High Yield américains.

Les résultats d'entreprises du premier trimestre 2016 sont de bon augure et confortent l'idée de la bonne tenue des fondamentaux des entreprises européennes. L'équipementier automobile espagnol Antolin a publié un chiffre d'affaires de 3,506 millions d'euros (+58% sur un an) grâce à l'intégration réussie de la société Magna. Le niveau de levier s'établit à 2,15x, bien en deçà du niveau des covenants de 4,0x. Les guidances 2016 sont encourageantes, tablant sur une croissance du chiffre d'affaires de 40% avec une marge d'EBITDA autour de 9%. Maisons du Monde a lancé son processus d'IPO. Financière Gaillon a annoncé le lancement de la cession d'une partie des actions qu'elle détient dans Kaufman & Broad pour un montant d'environ 257 millions d'euros dans le cadre d'un placement privé auprès d'investisseurs institutionnels. Enfin, la bataille continue de faire rage entre la Fnac et Steinhoff, maison mère de Conforama, pour reprendre Darty valorisée désormais par les deux sociétés à plus d'un milliard d'euros.

 

Convertibles

Cette semaine a été marquée par trois catalyseurs : le pétrole, la BCE et la publication des résultats des entreprises en Europe et aux Etats-Unis. Le pétrole, en particulier, a été au centre des attentions après que les membres de l'OPEP n'ont pas réussi à trouver un accord sur le gel de la production lors d'une réunion à Doha au cours du weekend.

Aucune nouvelle émission de titres n'a été réalisée cette semaine. En Europe, l'indice SX5E affiche un rebond de  3,1%, davantage tiré par le prix du pétrole et les résultats des entreprises que par l'issue de la réunion de la BCE. 

Basilea (+9,9%) a annoncé qu'il recevrait 100 millions de dollars de la part du Département américain de la santé (20 millions de dollars les 18 premiers mois) concernant sur le développement de phase 3 du  Ceftobiporole (déjà approuvé pour la vente en Europe). Michelin (+3,1%) a publié de solides résultats au premier trimestre, grâce à une hausse des volumes de 4% et des perspectives de croissance revues en hausse. Koninklijke KPN a reculé de 3% au cours des deux derniers jours après qu'America Movil, propriété de Carlos Slim, a fait savoir qu'il envisageait la vente de sa participation minoritaire dans le groupe de téléphonie néerlandais Royal KPN NV, moins de trois ans après la tentative ratée de rachat par le milliardaire mexicain, selon des sources bien informées.

Aux Etats-Unis, ServiceNow a bondi de 17,4% après que le groupe a revu en hausse sa prévision de chiffre d'affaires 2016 aux Etats-Unis. Citrix a publié des résultats au titre du premier trimestre nettement supérieurs aux attentes, avec un chiffre d'affaires net atteignant les 825,7 millions de dollars alors que l'estimation la plus haute était de 804 millions de dollars. Illumina (-16,5%) a fortement chuté après la publication d'une prévision d'un chiffre d'affaires faible au premier trimestre, cédant plus de 20% avant de rebondir de 4%, mais le groupe affiche toujours un profil de cible idéal en cas d'opération de fusion-acquisition. SunEdison a finalement déposé le bilan hier.

Au Japon, l'enquête Tankan d'avril démontre que le sentiment a été soutenu par un prix du pétrole bon marché. et les effets du tremblement de terre n'étaient pas encore pleinement intégrés. Le climat des affaires dans le secteur manufacturier s'est amélioré de quatre points, dus notamment au secteur des matériaux, reflétant des coûts plus faibles en raison de la chute des prix du pétrole et de l'appréciation du yen. Dans le même temps, le yen s'est déprécié par rapport aux principales devises, franchissant la barre des 110 yens face au dollar américain. Le Nikkei a surperformé avec une hausse de 4,3%, grâce aux performances des exportateurs, notamment Asics (+10,7%), Suzuki (+7,7%) ainsi qu'au secteur pharmaceutique : Towa (+7%), Nichi Iko Pharma (+6,8%). En Chine, la semaine a été agitée sur les marchés - HSCEI (-1 %), HSI (+0,7 %). Le marché chinois des obligations convertibles a clairement sous-performé. Xiamen recule de 3,1% et la convertible à échéance 2022 cède 2,5%. 

 

Achevé de rédiger le 22/04/2016