Smile : des investisseurs pour accompagner la relève

Private Equity - 01/12/2016

Lorsque les fondateurs du groupe Smile ont annoncé leur sortie du capital de l’entreprise, Marc Palazon, alors Président du Directoire, a relevé le défi. Déjà actionnaire de la société à hauteur de 6%, il a mobilisé une trentaine de managers dans une opération de rachat du capital. Marc Palazon raconte son expérience de manager devenu actionnaire et livre ses conseils.


Comment avez-vous préparé votre entrée au capital de Smile ?

Marc Palazon : Mon parcours au sein de Smile est un peu particulier. J’ai rejoint le Groupe il y a 16 ans, en 2000, comme développeur ; nous étions 35 collaborateurs. Puis j’ai été directeur commercial du groupe de 2004 à 2006 pour finalement en 2007, devenir Président du Directoire. Il m’est donc paru naturel de prendre la relève lorsque les fondateurs ont émis le souhait de se retirer de l’entreprise.

Devenir actionnaire d’une société se prépare ! Dans le cas de Smile, le processus a commencé dès 2009, quand Edmond de Rothschild Investment Partners est entré au tour de table des actionnaires dans le cadre d’une augmentation de capital.

Le partenaire financier a un rôle de conseil et d’accompagnement. Nous épaulons au maximum le dirigeant dans son approche de création de valeur pour l’entreprise. Par exemple, avec notre expérience dans le cadre de croissances externes, de montage financier ou avec l’apport d’outils d’optimisation de gestion financière et de reporting qui ont fait leurs preuves et que l’on adapte à chaque situation. André Renaison Investment Director, Edmond de Rothschild Investment Partners
A_Renaison

Cette opération avait été lancée pour 3 raisons : générer un cash-out et permettre de sécuriser le patrimoine des fondateurs ; faire entrer un investisseur pour soutenir la stratégie de croissance ; et enfin, bénéficier de l’expertise de cet investisseur pour préparer au mieux la sortie des fondateurs. De fait, l’équipe de Edmond de Rothschild Investment Partners m’a accompagné et conseillé dans la reprise aux côtés de 30 managers du groupe.



 

 

Quels conseils donneriez-vous à un manager souhaitant reprendre son entreprise ?

MP : En parler à sa famille, rester fidèle à lui-même et bien se faire accompagner.
Devenir actionnaire d’une entreprise est une étape importante dans une vie. C’est un engagement sur le long terme (en temps et en investissement financier) qui n’implique pas seulement le manager. Je ne peux que conseiller de s’engager en famille dans cette nouvelle vie.

Il faut aussi veiller à ne pas changer, à conserver ses valeurs et sa manière de travailler, qui ont fait son succès jusque-là.

Enfin, il faut savoir s’entourer des bons partenaires et conseils pour être soutenu durant les années d’apprentissage du rôle d’actionnaire. Le parcours n’est pas sans embûches : il ne faut surtout pas l’aborder seul.

Il est important d’anticiper le dénouement d’un LBO dès le début de la réflexion, afin de mettre en place les bonnes structures. Mais surtout, il faut adapter les schémas en fonction de la réglementation. Nous privilégions aussi un accompagnement collégial du dirigeant et préconisons pour cela de réunir autour de la table l’ensemble de ses conseils (banquiers, notaires, comptables…) afin de délivrer une solution co-construite qui réponde à l’objectif. Yvan Vaillant
Directeur Ingénierie Patrimoniale, Edmond de Rothschild (France)
Y_Vaillant

Comment concilier direction opérationnelle et responsabilité d’actionnaire ?

MP : La préparation et le déroulement du LBO prennent du temps : négociations avec les banques, structuration fiscale, juridique et financière… Et cela ne s’arrête pas une fois le LBO terminé, puisqu’aux responsabilités de manager s’ajoutent celles de l’actionnaire.

Mais on apprend à travailler plus. Je travaillais à 100% avant, puis je suis passé à 150% pour mener à bien la relève et j’y suis resté ! Le projet est passionnant donc je l’ai fait bien volontiers. J’ai grandi durant cette période et appris les clés qui me permettent avec les autres managers de Smile aujourd’hui de faire progresser le groupe Smile.

Et pour preuve, en 2015, nous avons racheté OpenWide, le 2ème acteur de notre secteur avec 14 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Le financement externe au service de la croissance





Vous souhaitez en savoir plus ?

Contactez nous


Edmond de Rothschild Investment Partners
47 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008
Paris

+33 1 40 17 23 74