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Quelle stratégie adopter en matière d'investissement obligataire ?

Communiqué de presse - 15.09.2016

La problématique des taux bas voire négatifs et des faibles rendements, toujours d’actualité en cette rentrée, incite les investisseurs à faire évoluer le profil de risque de leurs investissements. Le marché obligataire présente des opportunités attractives, à l’image de la dette financière et de la dette émergente. Toutefois, flexibilité et sélectivité restent les maître mots pour tirer parti de cet univers, riche et divers.

Une approche obligataire "tout terrain"

Ce succès s’inscrit dans la continuité des précédents lancements de fonds « Millesima » : ce fonds est le 6ème de ce type lancé par Edmond de Rothschild Asset Management depuis 2008.

Quelques épisodes de turbulences, en raison d’un calendrier politique chargé, pourraient agiter les marchés au cours des prochaines semaines. En octobre et novembre se joueront plusieurs batailles électorales à l’issue incertaine, sources de volatilité. Sur le front économique, les banques centrales resteront sous le feu des projecteurs. Outre-Atlantique, des incertitudes entourent le rythme de resserrement monétaire. La Réserve fédérale empruntera très probablement le chemin d’une hausse graduelle des taux d’ici la fin de l’année. Quant à la BCE, elle devrait poursuivre sa politique monétaire très accommodante.

Dans ce contexte difficile à appréhender mais caractérisé par une reprise de la croissance et des fondamentaux solides, le marché des obligations d’entreprises européennes continuent de présenter des opportunités d’investissement, essentiellement sur les segments les moins bien notés. La dette financière constitue également une classe d’actifs attractive. Elle n’est en effet pas surévaluée en raison de la sous-performance de cette année alors que la solvabilité des banques s’est renforcée et qu’elle bénéficie par ailleurs d’une évolution réglementaire favorable.

Par ailleurs, les émissions des pays émergents devraient comporter de multiples opportunités d’investissement, compte tenu du niveau absolu des taux sur la dette en devises dures ou des possibilités d’assouplissement monétaire sur les dettes locales. Le risque de duration devra continuer à être piloté de façon dynamique dans un contexte de rendements gouvernementaux extraordinairement bas et qui demeurera volatile.

Le fonds Edmond de Rothschild Bond Allocation, piloté par Guillaume Rigeade et Eliezer Ben Zimra, apporte une réponse particulièrement adaptée aux nouveaux défis à relever sur les marchés obligataires. Il est doublement flexible, permettant tout d’abord une gestion active de la sensibilité, atout important dans un contexte de mouvements de taux. Le fonds l’est aussi en termes d’exposition, puisqu’il dispose de bornes d’investissement larges sur différents segments.

Dette financière : l'horizon s'éclaircit

La dette financière reste incontournable dans une allocation obligataire diversifiée. La classe d’actifs, moins corrélée aux actions bancaires depuis le vote sur le Brexit, offre des perspectives attractives, au regard de la stabilisation des principaux facteurs de risques ayant entraîné la phase de volatilité observée en début d’année. Le pragmatisme affiché par les instances de régulation, caractérisé par un coup d’arrêt dans l’ouverture de nouveaux chantiers réglementaires et des changements techniques induisant, pour les porteurs de dettes subordonnées, une meilleure visibilité sur les paiements de coupons, atténue la pression sur les émetteurs. D’autre part, la poursuite de la politique monétaire accommodante de la Banque centrale européenne se fait dorénavant, au travers de la nouvelle opération de prêts à long terme (LTRO-Long term refinancing operations), à des conditions moins pénalisantes pour les banques européennes. Enfin, les résultats du premier semestre 2016 ont démontré la capacité des banques à défendre leur rentabilité dans cet environnement déflationniste et à continuer à renforcer leur solvabilité.

Dans un environnement de taux bas et de recherche de rendement, la dette subordonnée constitue un segment capable de générer des rendements particulièrement attractifs. Elle bénéficie de la mise en place de nouvelles réglementations pour les banques et les assureurs. Les émetteurs continuent en effet d’adapter leur structure de capital aux exigences récentes, les poussant à améliorer leur capital en quantité et en qualité, à émettre de nouveaux instruments de quasi-fonds propres, et à remplacer les anciens instruments, par exemple en exerçant leurs options de rappel. Ces réformes ont permis une amélioration de la capitalisation, de la solvabilité et de la liquidité de ces établissements. Quelques mois après la période chahutée du début d’année, le compartiment des « Cocos » , dont les niveaux de valorisation sont faibles, offre également des opportunités de rendement attractives.

Compte tenu de ses spécificités, la sélectivité et la diversification s’imposent pour investir sur les titres obligataires du secteur financier. Julien de Saussure et Benjamine Nicklaus, gérants du fonds Edmond de Rothschild Signatures Financial Bonds, développent une stratégie de gestion active et opportuniste, à travers des investissements sur toute la structure du capital des établissements financiers.

Opportunités sélectives sur la dette émergente

La dette émergente constitue un support de diversification obligataire pertinent, via une approche sélective. Depuis le vote sur le Brexit, les flux vers la classe d’actifs sont de nouveau massifs. Ainsi, la part de la dette émergente dans les fonds globaux a atteint son plus haut niveau depuis quatre ans en août. Des risques en découlent, comme la baisse très forte des spreads, invitant les investisseurs à la prudence. Par ailleurs, en Chine, l’immobilier, part importante du PIB, et la dette restent des sujets de préoccupation. Toutefois, les fondamentaux des pays émergents sont plus solides aujourd’hui qu’hier, notamment en termes de réserves de change et de ratio de dette/PIB.

La classe d’actifs impose le déploiement d’une approche flexible et opportuniste, ainsi que la sélection de positions allant à l’encontre du consensus. La sélectivité et la prise de risque idiosyncratique sont nécessaires pour tirer parti des opportunités offertes par la dette émergente, à l’image du Venezuela. Le pays dispose de la plus grosse réserve de pétrole au monde et d’un niveau de dette extérieure faible. Economie également en pleine transition politique, le Brésil représente l’une de nos convictions majeures, au regard notamment de certaines valorisations très attractives.

Romain Bordenave et Jean-Jacques Durand, gérants du fonds Edmond de Rothschild Fund Emerging Bonds, mettent en œuvre une gestion discrétionnaire qui leur permet d’exprimer leurs convictions. Ils ont ainsi la possibilité de se démarquer sensiblement de leur indice de référence pour aller chercher de la performance sur les pays et les instruments qu’ils jugent les plus attractifs. Le fonds est structurellement investi sur la dette souveraine et quasi-souveraine en devises dures, en raison de leur grande diversité.

1 La dette est dite subordonnée lorsqu’en cas de liquidation, elle est remboursée après les titres seniors. Plus risquée que la dette senior, elle est en général mieux rémunérée. Les dettes Tier 1, Tier 2 et Tier 3 sont des segments de la dette subordonnée.
2 Les « CoCos » (contingent convertibles) sont des obligations à échéance fixe ou perpétuelle qui, dès que le niveau du capital de l’émetteur descend sous un seuil défini au préalable, peuvent absorber une partie des pertes ou être converties en actions.

Edmond de Rothschild Fund Emerging Bonds est un compartiment de la SICAV de droit luxembourgeois agréée par la CSSF et autorisé à la commercialisation en France, en Suisse et au Luxembourg.

Septembre 2016. Document non contractuel et exclusivement conçu à des fins d’information.
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AVERTISSEMENT : Les données chiffrées, commentaires et analyses figurant dans cette présentation reflètent le sentiment de Edmond de Rothschild Asset Management (France) et de ses filiales sur les marchés, leur évolution, leur réglementation et leur fiscalité, compte tenu de son expertise, des analyses économiques et des informations possédées à ce jour. Ils ne sauraient toutefois constituer un quelconque engagement ou garantie de Edmond de Rothschild Asset Management (France). Tout investisseur potentiel doit se rapprocher de son prestataire ou conseiller, afin de se forger sa propre opinion sur les risques inhérents à chaque investissement indépendamment de Edmond de Rothschild Asset Management (France) et sur leur adéquation avec sa situation patrimoniale et personnelle. A cet effet, il devra prendre connaissance du document d’information clé pour l’investisseur (DICI) remis avant toute souscription et disponible sur le site www.edmond-de-rothschild.eu onglet “Fund Centre” ou gratuitement sur simple demande aux sièges sociaux d’Edmond de Rothschild Asset Management (France) et Edmond de Rothschild Asset Management (Luxembourg).

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