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Flash spécial : élections françaises

Analyse de marché - 24.04.2017

Le printemps sera européen

Une succession de coups de théâtre a émaillé ces derniers mois la préparation et la campagne de l'élection présidentielle française. L'approche de l'échéance et les sondages des derniers jours qui ne permettaient plus d'écarter avec certitude un second tour opposant Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, nous incitaient à modérer nos positions. Avec un duel le 7 mai opposant Emmanuel Macron et Marine Le Pen, un recul du score du Front National par rapport aux scrutins des trois dernières années et l'annonce dès le 23 avril au soir que les principales forces politiques éliminées au 1er tour ne soutiendront pas Mme Le Pen, nous pensons que le risque politique peut d'ores et déjà être ramené au second plan. 

Dès le début de cette année, nous avions souligné les différences entre cette échéance électorale et les deux scrutins chocs de 2016 au Royaume-Uni et aux États-Unis : une élection à deux tours et une candidate d'extrême-droite qui dispose d’insuffisamment de réserves de voix pour pouvoir gagner dans 15 jours. Tout en restant attentifs à la campagne finale qui s'ouvre et à tous les évènements qui peuvent encore influencer le résultat du scrutin, il est déjà temps de se refocaliser sur les fondamentaux actuels macro et micro de la zone euro. Or, ceux-ci sont bons : les derniers indicateurs avancés PMI au plus haut depuis sept ans montrent que la croissance est en ligne avec notre scénario positif et continue à se renforcer, la politique monétaire est stable et accommodante, les révisions d'attentes de bénéfices pour 2017 sont en hausse. Par ailleurs, la perspective d’une élection du candidat d’En Marche renforcerait les hypothèses d’amélioration d’entente du couple franco-allemand et de renforcement de la zone euro. L’assainissement du secteur bancaire de la zone euro pourrait ainsi se poursuivre, comme la capacité de cette zone à mettre en œuvre des politiques économiques adaptées à ses besoins spécifiques. Le risque politique européen va se déplacer et se concentrer sur le scrutin italien de 2018. 

Même si le résultat du premier tour est conforme à ce que laissaient entrevoir les sondages, la réaction initiale des marchés montre un soupir de soulagement. L'euro s'apprécie contre toutes devises, le franc suisse et le yen, traditionnelles valeurs refuges pour les cambistes, reculent. Les taux d'intérêt des pays les mieux notés se tendent légèrement. Les spreads de crédit se resserrent et les places financières de la zone euro ouvrent en nette hausse. La volatilité implicite sur les marchés actions européens est en baisse sensible. Les prochaines semaines devraient donc se traduire par un retour des investisseurs, en particulier des non-résidents, vers les marchés actions européens et plus spécialement la France. Ceux-ci sont donc clairement à privilégier dans un portefeuille actions mondiales. Sur le front obligataire européen, nous pouvons nous attendre à un resserrement de l'écart OAT/Bund dont la majeure partie devrait venir d'une remontée des taux core. A l'inverse, les subordonnées financières et les convertibles auront notre préférence. Le printemps 2017 sera favorable aux actifs risqués européens.

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