​​

Vers une stabilisation de la croissance mondiale à un rythme décevant

Groupe - 20.06.2016

Dans sa nouvelle édition « PRÉVISIONS MACRO-ÉCO », la publication du Département de Recherche Économique du Groupe Edmond de Rothschild, anticipe une stabilisation de la croissance mondiale à un rythme décevant.
  • La faiblesse des taux d'intérêt reflète l'affaiblissement des perspectives de la croissance mondiale.
  • Les banques centrales peuvent aller toujours plus loin car elles conservent encore des munitions.
  • La hausse de la liquidité mondiale et la croissance des dépenses publiques devraient soutenir la croissance mondiale au prix d'un endettement croissant.

« Tant que les gouvernements ne mettent pas en place des politiques économiques visant à accroître la productivité, les banquiers centraux n'ont pas d'autre choix que d'aller toujours plus loin dans le financement de la croissance par endettement », note Mathilde Lemoine, Group Chief Economist dans son introduction.

Aux Etats-Unis, les investissements en capitaux fixes et le commerce extérieur continueront d'exercer une influence négative sur la croissance, qui sera contrebalancée par le dynamisme de la consommation et l'accroissement des dépenses du gouvernement.

Au Japon, c'est au contraire la faiblesse de la consommation qui continuera de pénaliser la croissance et devrait contraindre la Banque du Japon à assouplir davantage sa politique monétaire.

Dans la zone euro, la page de la « grande récession » est enfin tournée. Les dépenses publiques et la reprise des marchés immobiliers resteront des facteurs de soutiens de l'activité. Néanmoins, la remontée du prix des matières premières risque à l'avenir de peser sur la consommation des ménages, tout comme la légère perte de vitesse de la dynamique de l'emploi.

La Suisse se trouve dans une position avantageuse, puisque sa croissance est promise à une accélération, stimulée par la consommation des ménages. D'autant que la déflation, qui persistera à l'horizon 2017, ne présente pas de caractère inquiétant puisqu'elle n'est pas liée à un problème de demande.

Quant aux pays émergents, leurs économies continueront de pâtir du déclin de la productivité et de la présence de surcapacités de production, avant une éventuelle stabilisation en fin d'année. Dans ces régions du monde, la mise en œuvre de réformes structurelles semble le passage obligé pour restaurer le modèle de croissance.

« PRÉVISIONS MACRO-ÉCO » est le nouveau rendez-vous de la Recherche Économique du groupe Edmond de Rothschild. D'une périodicité semestrielle, il témoigne de l'ambition du Groupe de produire une recherche économique à la fois indépendante et d'ampleur internationale. Cette publication destinée aux clients du Groupe peut être demandée à communication@bper.ch. Elle couvre les principales économies de la planète et élabore des scénarios sur un horizon de deux ans.

« PRÉVISIONS MACRO-ÉCO » est le fruit des travaux d'analyse et de prévision du Département de Recherche Économique, structuré et dirigé depuis janvier 2016 par Mathilde Lemoine, la nouvelle  Group Chief Economist. Docteur ès Sciences Économiques et spécialiste des questions internationales, monétaires, d'emploi et de croissance, Mathilde Lemoine a rejoint le groupe Edmond de Rothschild pour lui permettre d'anticiper avec plus d'acuité encore les évolutions macro-économiques et renforcer ainsi son « thought leadership » en stratégies de marché dans le contexte de forte volatilité actuel.