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Retour sur la rencontre au sommet pour l’investissement français auprès des PME Suisses

Partenariats - 07.07.2015

La première rencontre au sommet pour l’investissement français auprès des PME suisses s’est tenue à Crans Montana (Valais) le 26 juin 2015. Organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie France Suisse (CCIFS), cet événement qui comptait le groupe Edmond de Rothschild parmi ses sponsors a réuni quelque 100 participants.

Retour sur le programme de l'évènement

La journée de conférences a été précédée par une soirée de networking et prolongée par une journée de golf pour ceux qui le souhaitaient. L’objectif était de permettre la rencontre entre des fonds d’investissement français ayant l’habitude de travailler avec des PME et des acteurs économiques suisses cherchant à s’informer sur les questions de succession ou d’ouverture de capital.

 

Le séminaire, au cours duquel cinq spécialistes du Groupe sont intervenus, a été structuré autour de deux tables rondes et d’ateliers techniques au choix des participants.

Un panorama de l’économie suisse par Bruno Jacquier, chef économiste chez Edmond de Rothschild (Suisse), a présenté les atouts et les défis de la Suisse, qui constitue un terreau attractif pour les investisseurs.

Les tables rondes

La première table ronde, à laquelle ont participé Nam Metzger et Antoine le Bourgeois d’Edmond de Rothschild Investment Partners, a traité de la rencontre et l’union d’un fonds d’investissement et d’une PME. Beaucoup de PME suisses sont des entreprises familiales de 2ème ou 3èmegénération. Elles n’ont pas l’habitude d’avoir un actionnaire externe. Pour attirer un fonds d’investissement, ces acteurs doivent être lucides sur leur stratégie et leur positionnement. Les fonds d’investissement exigent un projet appuyé sur une structure et un plan financier devant faire apparaître une convergence avec leurs intérêts.

Les fonds prêtent une attention particulière à la qualité du management et de la stratégie, et à la valorisation qui doit correspondre aux flux financiers futurs et à l’environnement concurrentiel. La sélection des dossiers par les fonds d’investissement est sévère. Pour 250 à 300 dossiers analysés, seuls 5 sont typiquement retenus. Un dossier de qualité est essentiel et l’aspect humain compte aussi pour beaucoup.

La deuxième table ronde a porté sur la vie commune et la séparation avec un fonds d’investissement. Quand un fonds entre au capital d’une société, il a accès au conseil d’administration, avec des règles claires concernant ses pouvoirs. Il joue alors un rôle d’actionnaire. Pour une société, cela permet d’avoir un partenaire qui l’accompagne directement et qui pose les bonnes questions, ce qui doit favoriser la création de valeur. Mais cela entraîne aussi de nouvelles contraintes en termes de reporting. Les conditions de sortie doivent être explicites dès le départ.

Les ateliers

Les ateliers ont abordé des sujets plus techniques. Gilles Panchard, planificateur financier chez Edmond de Rothschild (Suisse) a parlé de la réflexion en matière de planification patrimoniale dans le cadre d’un processus de succession d’entreprise. Julien Pitton, Directeur associé chez Edmond de Rothschild Corporate Finance, a quant à lui présenté les barrières à la liquidité d’une participation dans une société familiale non cotée. Les autres ateliers ont porté sur les aspects juridiques et les points d’attention du transfert de sociétés de capitaux, et des principaux risques et enjeux lors d’une transaction.