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Hebdomadaire d’Économie du 23 mars 2015

Regards et perspectives économiques - 23.03.2015

Les principaux événements et indicateurs économiques de la semaine.

Performance record pour les actions européennes

L’arrivée du printemps annonce, gentiment mais sûrement, la fin du premier trimestre. Il est d’ores et déjà possible de constater que l’année 2015 a commencé de la plus verte des manières. Les performances des différentes classes d’actifs sont excellentes. Les banques centrales ne sont pas étrangères à cette situation.

La communication rassurante de la Réserve Fédérale Américaine (Fed) et la création monétaire mise en œuvre par la Banque Centrale Européenne (BCE) ont permis de préserver la confiance des investisseurs et, par voie de conséquences, leur appétit pour le risque. De manière candide, il est facile de synthétiser les faits en disant que les banques centrales et les fonds de pensions continuent d’acheter les actifs sans risque, y compris les obligations des émetteurs qui offrent des rendements négatifs, et que les investisseurs restants s’arrachent tout ce qui permet de générer un peu de performance, en faisant fi du risque associé. [...]

La patience a ses limites

Lors du dernier comité de politique monétaire (FOMC), la "patience" de la Réserve Fédérale (Fed) a trouvé ses limites. Le fameux mot, qui signifiait qu’une hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis n’était pas imminente, a disparu du communiqué final. Désormais, Janet Yellen cherchera à resserrer les conditions d’octroi du crédit. Toutefois, elle s’est empressée de préciser que la hausse des taux reste très improbable lors de la réunion du comité monétaire d’avril.

Bien que les taux directeurs soient proches de zéro depuis 2008, la Fed ne passe pas de la patience à l’impatience en un clin d’œil : "Just because we removed the word patient from the statement doesn’t mean that we’re going to be impatient". Le calendrier de la hausse des taux n’est pas encore déterminé avec précision. Les marchés obligataires avaient parfaitement compris le message, bien avant l’heure. Depuis la communication de la Fed, ce ne sont pas les anticipations de marchés qui se sont alignées (à la hausse) avec les anticipations des gouverneurs de la Fed, mais l’inverse. Comble d’ironie, les investisseurs obligataires ont même profité de la situation pour revoir à la baisse leurs estimations de taux pour 2016 et 2017. [...]