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Hebdomadaire d’Économie du 04 mai 2015

Analyses - 05.05.2015

Les principaux événements et indicateurs économiques de la semaine.

La trajectoire n’est plus orbitale

Après quatre mois de performances stratosphériques, les marchés financiers viennent d’enregistrer une semaine mouvementée. Les indices actions sont sortis de leur orbite par le bas, tout comme leurs homologues obligataires ou immobiliers. L’or, le dollar, le yen et la livre sterling ne font pas exception à la règle. Ils chutent également sur sept jours. Seuls le pétrole, l’euro, le franc suisse et, bien évidemment, le cash parviennent à s’extirper par le haut, dans cette progression qui n’est plus géostationnaire.

L’évolution déplaisante des marchés financiers est, somme toute, logique. Après un début d’année en fanfare, une phase de consolidation devait tôt ou tard se matérialiser. Les marchés financiers n’évoluent jamais en ligne droite. Nous le rappelions récemment (cf. Hebdo du 23 mars 2015) : "Dans ce type d’environnement, plus que jamais, les portefeuilles doivent être équilibrés. Lorsqu’une correction surviendra, il sera trop tard pour tenter de s’en prémunir efficacement". (...)

Inutile de s’attarder sur les mauvais chiffres

La publication du Produit Intérieur Brut américain du premier trimestre a quelque peu déçu, à l’image de la production industrielle et des chiffres de l’emploi du mois de mars. Les mauvaises conditions climatiques hivernales et la force du dollar des dix derniers mois ont fini par pénaliser les entreprises américaines.

Malgré cela, la pérennité de la croissance demeure car les ménages se portent bien. Leur niveau de confiance se maintient à un niveau élevé, les salaires et les prix immobiliers sont en hausse, tandis que l’inflation reste faible. (...)

Hausse de Taux : Mieux vaut trop tard que trop tôt

Historiquement, la Réserve fédérale américaine a toujours augmenté ses taux bien avant que l’économie ne retrouve le plein emploi ou la cible des 2% d’inflation, et au plus tard trois ans après la fin de la récession précédente. Alors que la dernière récession aux Etats-Unis s’est terminée il y a six ans, et que le chômage atteint des niveaux proches de la cible, la Fed (Réserve Fédérale américaine) continue à repousser l’échéance de la fameuse hausse de son taux d’intérêt directeur. (...)

La difficile équation bresilienne

Croissant à un rythme annualisé proche des 4% au cours de la dernière décennie, l’économie brésilienne peine aujourd’hui à faire rêver les investisseurs ainsi que l’illustre la croissance du PIB réel de 2014 qui n’a évité que de très peu la récession. Les déséquilibres générés par des années de politiques budgétaire et monétaire trop indisciplinées doivent être rectifiés à un moment où l’administration Rousseff, malmenée par le scandale de corruption Petrobras, n’avait jamais figuré si bas dans les sondages. (...)