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Hebdomadaire d’Économie du 22 juin 2015

Regards et perspectives économiques - 23.06.2015

Les principaux événements et indicateurs économiques de la semaine.

Doit-on garder des obligations ?
 

Les rendements obligataires ont atteint de très faibles niveaux cette année, trop faibles même. À force de tirer sur l’élastique, celui-ci a fini par nous claquer dans les doigts. Les taux d’intérêt ont fortement progressé depuis le 17 avril. La contre-performance associée à ce mouvement a atteint -7.75% pour le Bund à 10 ans et -3.9% pour le "Treasury" de même échéance. Cela peut sembler brutal, mais l’histoire récente est remplie de fluctuations similaires.

Toujours est-il que ces contractions de marché accroissent le risque du portefeuille. Deux questions imbriquées se posent à nous. Cette correction obligataire est-elle durable ? Si oui, doit-on encore garder des obligations pour protéger nos portefeuilles ? (...)

Faut-il s’inquiéter de la hausse des taux américains ?
 

Les propos tenus par la réserve fédérale des États-Unis (Fed) lors de son dernier comité de politique monétaire (FOMC) laissent planer peu de doutes : la banque centrale américaine devrait initier le cycle de relèvement de ses taux directeurs en seconde moitié d’année, probablement dès le mois d’octobre. Si cette annonce a eu un impact contenu sur le comportement des marchés émergents, il n’en reste pas moins que les effets sur les actifs émergents d’un resserrement monétaire et de ses répercussions sur les taux longs américains restent entachés d’interrogations. De fait, la sphère des actions émergentes tend à réagir inversement à l’évolution des taux des Treasuries – une hausse des premiers affectant les conditions de refinancement, et donc la performance, des secondes. (...)

Aujourd’hui, les efforts consentis pour améliorer les positions de balance courante réduisent d’autant l’impact négatif assimilé à l’évolution restrictive de la politique monétaire américaine. Présentant encore à ce jour un fort déficit ou ayant subi une dégradation des termes de leur balance courante, les économies d’Amérique Latine ainsi que la Turquie et l’Afrique du Sud sont les pays les plus sensibles à une hausse des coûts de refinancement extérieurs et une liquidité internationale plus versatile. (...)

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