​​

Hebdomadaire d’Économie du 06 juillet 2015

Regards et perspectives économiques - 07.07.2015

Les principaux événements et indicateurs économiques de la semaine.

La crise Grècque monte d’un cran
 

Comme convenu, les électeurs grecs ont été appelés aux urnes ce dimanche pour se prononcer, "oui" ou "non", sur le plan de sauvetage soumis par les créanciers du pays. Si le "oui" l’avait emporté, un accord aurait pu être trouvé entre les différentes parties, accord que l’on aurait pu synthétiser avec les mots suivants : "aides financières contre réformes". Les marchés financiers auraient très largement apprécié cette issue.

ll n’en est rien, puisque le "non" est ressorti en tête, avec  60% des votants. On pourra toujours relativiser la portée de ce non par le taux d'abstention élevé, mais il est bel et bien là. La question suivante, celle que tous les investisseurs se pose, est inlassablement la même. Ce refus du peuple grec débouchera-t-il sur une sortie automatique de la Grèce de la Zone Euro, le désormais très répandu Grexit ? (...)

La croissance s’accélère

Depuis quelques mois, les investisseurs évoquent la Zone Euro uniquement pour commenter les tractations politiques entre la Grèce et ses créanciers. Tout ce bruit a eu tendance à masquer les améliorations significatives de l’économie. Les indicateurs avancés, notamment ceux qui mesurent conjointement la confiance des directeurs d’achat et des consommateurs mais également ceux relatifs aux flux de crédit, sont en nette accélération. Ils sont désormais compatibles avec une progression annuelle de l’activité de 1.5% à 2% par an, totalement en ligne avec notre scénario économique.

Si la dynamique de croissance s’améliore, c’est principalement grâce à la bonne tenue de la consommation privée. (...)

Tour d’horizon des indices PMI
 

Les indices des directeurs d’achat du secteur manufacturier publiés par HSBC donnent une image globalement encourageante pour les principales économies émergentes. Si l’indice agrégé englobant l’intégralité de la sphère émergente demeure sous la barre des 50 – frontière théorique entre une expansion et une contraction de l’activité économique – les BRIC connaissent dans l’ensemble une stabilisation de leur activité manufacturière suggérant que les conditions économiques ne se dégradent pas outre-mesure. (...)

Quel impact sur la consommation ?

Depuis les points hauts de la mi-juin 2015, l’indice de référence des actions domestiques chinoises – les dernièrement très médiatisées A-shares – a abandonné près de 25% de sa capitalisation boursière. Le débouclement des positions de margin trading, les prises de bénéfices suivant l’exceptionnelle phase de hausse ainsi que l’atteinte de seuils techniques-clefs sont les variables explicatives de cette sévère correction. Les développements autour de la crise grecque induisent aussi des comportements davantage réfractaires au risque. Cette correction brutale pose inévitablement la question des conséquences sur l’économie réelle et plus particulièrement sur le patrimoine et la consommation des ménages. (...)