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Hebdomadaire d’Économie du 13 juillet 2015

Regards et perspectives économiques - 14.07.2015

Les principaux événements et indicateurs économiques de la semaine.

Grexténuant

Selon la formule de Jean Paul Sartre, "la confiance se gagne en gouttes et se perd en litres". En ce sens, elle est comparable à un fluide. Ironie de l’histoire, l’étude de la mécanique des fluides remonte à la Grèce antique, avec Archimède. Depuis cette époque, une partie des Grecs a sans doute minimisé le fait que cette mécanique de précision doit s’inscrire dans la durée. La confiance ne se décrète pas, elle n’est jamais un acquis sur lequel on s’endort, mais bel et bien le résultat d’une relation en constante évolution.

Alors que les banques grecques sont toujours fermées et qu’elles sont complètement dépendantes des lignes de crédit de la Banque Centrale Européenne (BCE), les créanciers ont de plus en plus de mal à faire confiance aux responsables politiques grecs. Revenons rapidement sur les évènements clefs des derniers jours (...)

Les créanciers doivent-ils continuer à aider la Grèce pour lui éviter la banqueroute et un éventuel abandon de l'euro… ou pas ?

(...)

Quid de la croissance américaine ?

Par les temps qui courent, les centres d’attention des investisseurs restent tournés vers la Grèce et la Chine, mais en attendant, la croissance américaine progresse discrètement.

Les Etats-Unis connaissent, en effet, une amélioration de leur activité économique. L’indice des directeurs d’achat manufacturier est à la hausse depuis le creux temporaire du 1er trimestre 2015, lorsque l’hiver avait été rigoureux. (...)

Marchés en baisse – quel impact sur les entreprises ?

Nous avions mis en exergue dans notre précédent hebdomadaire le risque très limité d’une contagion de la sévère correction des actions domestiques chinoises sur le comportement des ménages locaux. Parallèlement à cette revue portant sur la consommation privée, il est naturel de prolonger l’analyse au monde de l’entreprise et d’appréhender les liens prévalant entre ces dernières et le marché des capitaux.

Le net déclin des actions domestiques chinoises – plus connues sous le vocable d’A-shares – entraîne mécaniquement un accroissement du coût du capital des sociétés désireuses de se financer par le biais du marché des capitaux. (...)