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Hebdomadaire d'économie du 04 janvier 2016

Regards et perspectives économiques - 04.01.2016

Marchés : en 2016, il sera préférable d’avoir la santé / Scénario macroéconomique : 2016, une transition économique à haut risque / États-Unis : le début d’une nouvelle ère / Zone Euro : la croissance devient (enfin) visible / Emergents : la Chine est la principale source d’activité… et de risques

​EN 2016, IL SERA PREFERABLE D’AVOIR LA SANTE

Alors que l’année 2015 s’est terminée sans euphorie, 2016 commence de manière compliquée pour les bourses mondiales. Ce lundi 4 janvier, les cotations ont été suspendues à la bourse de Shanghai et de Shenzen, alors qu’elles perdaient respectivement -6.9% et -8.2% (cf. graphique). Les échanges avaient déjà été interrompus pendant quelques minutes, mais sans succès. À 13h34, afin d'enrayer la volatilité des cours et d'éviter que ne se répète le krach de l'été 2015, les échanges ont été suspendus pour la journée.

2016, UNE TRANSITION ECONOMIQUE A HAUT RISQUE

Ce premier Hebdo de l’année est consacré aux grandes thématiques économiques qui animeront 2016. Depuis 15 ans, il reflète le point de vue top-down des économistes de la Banque Privée. Il se veut aussi clair et précis que possible mais ne constitue qu’une partie de l’analyse. Il ne doit, en aucun cas, être assimilé à des recommandations d’investissement.

LE DEBUT D’UNE NOUVELLE ERE

En 2016, l’activité économique américaine progressera sur le même rythme qu’en 2015. Notre estimation pointe à 2.4%, légèrement au-dessus du potentiel de croissance situé à 2%. Toutefois, derrière cette activité vigoureuse se cache une dynamique plus fragile qu’il n’y paraît.

LA CROISSANCE DEVIENT (ENFIN) VISIBLE

La croissance économique s’installe en Zone Euro. Nos estimations économétriques nous permettent d’anticiper une progression annuelle du Produit Intérieur Brut (PIB) de 2% durant les six premiers mois de 2016. Ensuite, il n’est pas impossible que la croissance fléchisse quelque peu. Rien de dramatique. Cette dernière ne peut tout simplement pas rester durablement au-dessus de son potentiel de long terme, à savoir 1.2%.

LA CHINE EST LA PRINCIPALE SOURCE D’ACTIVITÉ ET DE RISQUES

Jamais tout au long de 2015 les marchés émergents n’ont semblé en mesure de vaincre une déprime vieille d’une demi-décennie. Au déclin des principales matières premières se sont ajoutées les turbulences boursières en Chine et la dépréciation inattendue du yuan. L’incertitude politique en Turquie, en Russie et au Brésil n’a guère aidé tandis que le flou entourant le resserrement monétaire américain poussait à la dépréciation l’ensemble des devises émergentes.