​​

Marchés : le G20 n’a pas créé la surprise

Regards et perspectives économiques - 29.02.2016

Les ministres des Finances et les banquiers centraux des vingt plus grandes puissances mondiales se sont réunis en fin de semaine dernière, les 26 et 27 février à Shanghai.

En ce début d’année où les prix du pétrole sont extrêmement bas, les échanges commerciaux en manque de dynamisme, les indices boursiers en forte chute et les tensions géopolitiques de plus en plus palpables, les objectifs étaient clairs : coordonner les actions de chacun pour stimuler l'économie mondiale, dont la croissance est "inégale et en-deçà des ambitions", et dans la mesure du possible… apaiser les marchés financiers.


A l'issue de ces deux journées de discussions, plusieurs éléments sont à retenir :
1. les politiques budgétaires seront assouplies afin de soutenir la demande, notamment pour les Etats qui disposent d'excédents
2. les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales seront poursuivies, voire accrues
3. la Chine, tout comme les autres grandes puissances, a confirmé sa volonté de ne pas dévaluer sa devise afin d’éviter une guerre des changes
4. le choc d’un éventuel Brexit ne sera pas pris à la légère
5. les risques systémiques liés aux nouvelles technologies financières (fintech) seront surveillés de près
Le contenu du communiqué final est suffisamment large pour contenter tout le monde, y compris l’Allemagne pour qui les politiques de relances budgétaires et monétaires ont "perdu de leur efficacité" et "pourraient devenir contreproductives". En revanche, le flou consensuel de ce communiqué n’est pas de nature à satisfaire les investisseurs. Ce matin, à l'ouverture des marchés, les principaux indices actions étaient en recul et les rendements obligataires baissaient.