Du surplace à l'approche du G20

Analyse de marché - 28/06/2019

Le stress à l’approche du G20 a tenu les marchés en haleine toute la semaine. Les marchés actions monde ont de ce fait évolué dans une bande étroite. L'ouverture du sommet du G20 au Japon reste donc déterminante.

La rencontre entre les deux présidents Xi Jinping et Donald Trump doit permettre de relancer les négociations entre les deux pays dans le but de trouver un compromis. Cela dit, les exigences des deux parties semblent trop éloignées pour espérer un accord rapide. Le président Donald Trump a, cependant, en vue les élections de 2020 et doit parvenir à un accord dans le courant de cette année. La diplomatie américaine est aussi mise à l’épreuve. Le président Donald Trump a signé lundi un décret infligeant de nouvelles sanctions à l'Iran.

Aux Etats-Unis, le déficit commercial s’accroît à nouveau en mai atteignant 74,5 milliards de dollars américains, ce qui devrait conduire à une contribution négative du commerce extérieur au PIB sur le 2ème trimestre. Les nouvelles commandes de biens durables surprennent à la baisse, principalement en raison des problèmes que traverse la société Boeing. La même publication, hors défense et hors aviation (commandes de biens durables « core ») rebondit en effet de 0,3% sur le mois.

Du côté des banques centrales, Jerome Powell a recadré les attentes des marchés. Il a réaffirmé que les « contrecourants » avaient émergé à nouveau au sein du conseil des gouverneurs. Il a aussi précisé que sur-réagir aux derniers chiffres pourrait s’avérer contreproductif et reviendrait à ajouter de l’incertitude à l’incertitude. Le président de la Réserve Fédérale de Saint Louis, James Bullard, a indiqué qu’il s’attendait à un ralentissement de la croissance au 2nd semestre (sous les 2%), mais que « cela n’est pas la fin du monde ». Pour lui, une baisse des Fed funds de 50 points de base serait « exagérée ». Le consensus n’a cependant pas évolué suite à ces déclarations, accordant une probabilité de 100% à une baisse des taux le 31 juillet prochain.

En Europe, le secteur manufacturier résiste mieux qu’ailleurs. En juin, le climat des affaires reste stable pour le 3ème mois consécutif. L’indicateur progresse même dans les services, mais il est en légère baisse dans l’industrie manufacturière, en raison de la chute du solde sur les carnets de commande (notamment en provenance de l’étranger) ainsi que des perspectives de production qui se replient également. Par ailleurs, l’indicateur de retournement de l’INSEE reste dans une zone signalant un climat conjoncturel favorable.

De son côté, la Banque Centrale Européenne pourrait, selon l’Agence Reuters, outrepasser la limite de détention émetteur (elle ne doit pas détenir plus de 33% des obligations d’un même émetteur). Ceci lui donnerait de nouvelles marges de manœuvre pour relancer le Quantitative Easing.

L’environnement macro-économique et géopolitique demeure complexe, sur fond de rebond des marchés actions depuis fin mai et de poursuite de la baisse des taux longs en Europe et aux Etats-Unis. Il incite donc toujours à la prudence tactique, le marché américain ayant d’ailleurs retrouvé ses plus hauts historiques en fin de semaine dernière, et le taux des obligations allemandes à 10 ans s’enfonçant en territoire négatif à -0,32% (à la clôture du 27 juin). 

  Actions européennes

L’attentisme a été plutôt de mise dans la semaine sur les marchés européens, dubitatifs quant à l’issue de la prochaine rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping lors du G20 à Osaka. Les déclarations optimistes du Secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, quant à l’obtention d’un accord ont néanmoins permis aux secteurs automobile et bancaire de se reprendre à compter du milieu de semaine, mais les marchés sont restés méfiants compte tenu des derniers revirements du président américain sur le sujet. L’automobile avait dans un premier temps de nouveau souffert après le troisième avertissement de l’année lancé par Daimler, impacté principalement par les mesures gouvernementales prises à l’encontre de ses moteurs diesel de la division VAN. Les valeurs pétrolières ont progressé dans le sillage des cours du brut après la publication d’une nette baisse des stocks aux Etats Unis. Les semi-conducteurs se reprennent également alors que Micron a évoqué les premiers signes d’une amélioration de la demande. Le secteur pharmaceutique subit en revanche des prises de bénéfice sur fond de débat aux Etats Unis sur la couverture santé et les prix des médicaments.

Forte actualité sur le volet des transformations d’entreprises sur la semaine. Dans la distribution, Casino a profité de l’annonce de simplifications de structure en Amérique Latine. Le marché a également positivement réagi à l’annonce de la cession de 80% de ses activités en Chine par Carrefour. Bayer a bondi après l’entrée d’Elliott dans son capital, estimant que les chances d’obtention du règlement juridique augmentaient, suite à l’annonce de la création d’un comité spécial chargé de mener des consultations sur les litiges liés au glyphosate et à la nomination d’un avocat américain spécialisé pour le conseiller. BASF a, de son côté, profité de l’annonce d’un nouveau plan d’ajustement des coûts pour faire face au ralentissement de la demande. Vivendi a reculé alors que l’IPO d’UMG pourrait être reportée à 2020. Notons, enfin, le rachat d’Altran par Capgemini avec 22% de prime sur le dernier cours coté, créant un leader mondial de la transformation numérique, pesant 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires et employant plus de 250 000 personnes. 

  Actions américaines

Les marchés américains ont cédé une partie des gains de la semaine dernière, le S&P 500 et le Nasdaq étant en baisse respectivement de 0,87% et de 0,93% sur la semaine. Néanmoins les deux indices restent en forte hausse sur le mois (respectivement +6,3% et +8,9%). L’activité des marchés a encore été dominée par les considérations macroéconomiques avec les prochaines réunions de la Réserve Fédérale et du G20.

Les commentaires un peu moins accommodants des banquiers centraux de mercredi ont provoqué une légère remontée des taux américains à 10 ans au-dessus des 2%. Le marché n’escompte désormais qu’une baisse des Fed Funds d’environ 10 points de base d’ici la fin de l’année. Cette nouvelle a été reçue de manière mitigée par les marchés actions, alors qu’une grande partie de la hausse des dernières semaines repose sur une attente d’assouplissement de la politique monétaire aux Etats-Unis. Les résultats des stress tests imposés de manière régulière par la Réserve Fédérale, post Crise Financière de 2008, ont confirmé, à nouveau cette année, la solidité des grandes banques américaines qui ont pu démontrer leur capacité à avoir un retour sur capital positif en dépit d’hypothèses de test très conservatrices (baisse des marchés actions de 50% et une forte dégradation du chômage de +10%).

Au niveau de la structure du marché, on note une forte dispersion des performances intra-sectorielles cette semaine. Les matériaux de base (+0,6%) et les financières (+0,06%) ont surperformé le S&P 500 sur la semaine alors que les services aux collectivités (-2,6%) et la consommation de base (-1,08%) sous-performent. Au niveau des entreprises, Micron est en hausse de 11% sur la semaine après des résultats légèrement meilleurs qu’attendus et entraîne le reste du secteur des semi-conducteurs à la hausse.

Sur le front des opérations financières, on note l’OPA d’Abbvie sur Allergan (environ 45% de prime avec une offre d’Abbvie sur Allergan de rachat de 2/3 au comptant et 1/3 en titres).

Cette opération continue à pointer le dynamisme des fusions acquisitions dans le secteur de la santé (avec des valorisations très décotées de certains grands acteurs qui fournissent un terrain favorable pour ce type de rapprochement). 

  Actions japonaises

Aucune tendance ne s’est dégagée sur le marché cette semaine et l’indice TOPIX s’est inscrit en légère hausse de 0,48%. La position du marché est globalement restée neutre, les investisseurs attendant la rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping en marge du sommet du G20 à Osaka. Le volume de transactions a ainsi été extrêmement faible lundi 24 juin, ce qui n’avait plus été observé depuis près de 4 ans et demi. Les exportateurs ont pâti de l’appréciation du yen japonais, la paire USD/JPY dépassant brièvement la barre des 106 yens pour un dollar, tandis que les incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient ont pesé sur les services aux collectivités.

Les secteurs du transport maritime, des produits métalliques et des machines ont surperformé. À l’inverse, la pêche, l’agriculture et la sylviculture, ainsi que l’électricité et le gaz ont sous-performé.

Durant la semaine, Japan Tobacco Inc (2914) a atteint son niveau le plus bas depuis le début de l’année. La hausse prévue des taxes sur les cigarettes au Japon (à compter de 2020), mais également la faible visibilité sur les résultats de son activité en Iran (pays à l’encontre duquel les États-Unis viennent d’imposer de nouvelles sanctions) ainsi que ses cigarettes électroniques ont constitué des facteurs préoccupants pour les investisseurs. Tokyo Gas (9531) s’est également inscrit à un plus bas depuis le début de l’année. Sa dépendance aux importations de gaz naturel liquéfié en provenance du Koweït est limitée, mais les tensions géopolitiques dans le détroit d’Ormuz ont déclenché un épisode de ventes spéculatives. 

  Marchés émergents

Les marchés émergents ont clôturé la semaine en légère hausse et ont fortement rebondi au mois de juin (+5% environ au 27 juin) à la faveur des perspectives de baisse des taux d’intérêt aux États-Unis, de la faiblesse du dollar et de la reprise des négociations commerciales en marge du sommet du G20. L’autorité chinoise de réglementation du marché financier (The China Securities Regulatory Commission), faisant à nouveau preuve de sa volonté de soutenir son économie locale et de mettre en œuvre certaines réformes, a reconnu qu’il était nécessaire de faire évoluer les règles de restructuration des marchés de capitaux chinois pour que l’économie réelle puisse en tirer parti.

Afin d’ouvrir son marché des véhicules électriques, le Ministère Chinois de l’Industrie et des Technologies de l’Information a décidé de retirer les batteries de véhicules électriques de sa liste blanche, espérant ainsi attirer davantage d’investisseurs internationaux dans ce secteur, mais également en vue de favoriser la concurrence sur ce marché.

En Chine, les valeurs bancaires ont connu une semaine difficile, le Washington Post annonçant que trois banques chinoises pourraient subir les conséquences d’une enquête américaine sur la potentielle violation des sanctions nord-coréennes.

La performance des sociétés technologiques est généralement plus faible en fin de semaine en Corée du Sud et à Taïwan, en atteste le repli de SK Hynix après le rebond observé cette semaine, en raison de chiffres faisant état en juin d’une baisse de 10% sur un mois des prix des puces traditionnelles de DRAM.

En Inde, l’incidence à retardement du ralentissement du cycle d’investissement a continué de peser sur l’activité économique et la consommation. L'organisme de réglementation du marché des valeurs mobilières en Inde (The Securities and Exchange Board of India) a annoncé la mise en œuvre d’une série de mesures visant à réduire les investissements des fonds communs et ainsi à atténuer les risques systématiques. Le principal changement concerne la baisse du plafond sectoriel (de 25% à 20%) des investissements en titres de créance et en instruments du marché monétaire.

Au Brésil, les dirigeants de la banque centrale ont déclaré que les exigences de réserves seraient réduites à temps, en vue de réinjecter 16,1 milliards de réals (4,19 milliards de dollars américains) dans le système financier national. Le gouvernement du président Jair Bolsonaro a annoncé avoir recueilli un nombre de voix suffisant pour faire approuver la réforme cruciale des retraites par les députés, un nombre de votes estimé supérieur aux prévisions des médias locaux.

Du côté des entreprises, Caixa a vendu une participation dans Petrobras pour un montant de 7,3 milliards de réals (1,9 milliard de dollars américains). Le produit de cette cession sera consacré au remboursement de 40 milliards de réals (10,4 milliards de dollars américains) d’obligations perpétuelles au gouvernement fédéral brésilien. Ce dernier vise à réduire un déficit budgétaire qui demeure toujours supérieur à 6% du PIB.

Quelques signes encourageants sont venus du Mexique et de l’Argentine. Les ventes au détail mexicaines ont augmenté de 1,6% en avril sur un an, un chiffre supérieur à nos prévisions (-0,1%) et aux attentes du marché (+1,4%). En Argentine, l’activité économique a de nouveau progressé en avril. L’EMAE (l’indicateur officiel de la croissance mensuelle du PIB) s’est inscrit en hausse de 0,8% en mars par rapport au mois précédent, bien que la croissance sur un trimestre reste légèrement négative (-0,3% en rythme annualisé). 

  Matières premières

Les marchés pétroliers ont été essentiellement dans l’attente cette semaine, le Brent restant pratiquement inchangé autour des 65$/b. Dans l’attente de la 176ème réunion biannuelle des membres de l’OPEP (et également la 6ème réunion OPEP/non-OPEP) qui se tiendra les 1er et 2 juillet, et donc souhaitée finalement après le G20 pour adapter éventuellement la stratégie de l’OPEP en fonction des décisions liées au commerce international, il semble y avoir une quasi-unanimité pour une extension des coupes de production de 1,2Mb/j décidées en décembre dernier, pour 6 mois supplémentaires. Il est à noter que la production actuelle du groupe est inférieure à l’objectif fixé, notamment en raison de l’effort significatif de l’Arabie Saoudite. Malgré cela, la faiblesse de la demande sur le 1er trimestre a amené un restockage important ainsi qu’une baisse de production plus importante qu’anticipée au Venezuela (crise économique) et en Iran (sanctions). Une extension des coupes de production permettrait une régularisation des stocks sur la 2ème partie de l’année. Cependant, l’abondance d’offre en 2020, avec le démarrage de gros projets, pourrait nécessiter un maintien de l’offre à cet horizon. Entretemps, le président russe, Poutine, et le vice-Premier ministre d'Arabie Saoudite, Mohammed ben Salmane, ont prévu de se voir lors du G20, essentiellement pour finaliser l’accord, et discuter des sujets sécuritaires liés à l’accentuation des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran et ses conséquences sur le détroit d’Ormuz. A noter que le cours du WTI américain a repris 4% cette semaine, suite à une forte baisse des stocks. Le montant combiné de baisse des stocks de brut et de produits pétrolier est le plus élevé depuis 1990.

La hausse de plus de 8% du cours de l’or sur le mois écoulé est la plus forte depuis juin 2016. Après avoir atteint un plus haut en séance de 1439$/oz, un niveau qui n’avait pas été atteint depuis le 14 mai 2013, l’once a enregistré une légère mais saine correction. Le point important est que depuis une semaine, le cours de clôture a systématiquement été au-dessus des 1400$/oz, marquant ainsi un niveau plancher à court terme. 

  Dettes d'entreprises

 

Crédit

La tendance a été mitigée cette semaine à l’approche du sommet du G20, compte tenu des tensions géopolitiques toujours présentes et qui se sont notamment accentuées entre les Etats-Unis et l'Iran. Dans ce contexte, l’indice Xover s’est écarté en début de semaine (+7 points de base) pour finalement retracer cet écartement jeudi. Le Main est, quant à lui, resté assez stable au cours de la semaine.

Les obligations Metro ont été en baisse, le groupe a reçu une offre de rachat pour 5,8 milliard d’euros par EP Global Commerce, un véhicule d'investissement qui appartient à des investisseurs tchèques et slovaques détenant déjà 10,9% du capital. Le grossiste allemand considère, cependant, que cette offre sous-évalue la valeur réelle de l’entreprise. L’émetteur Casino a continué d’être sous pression en début de semaine après l’annonce du départ de Régis Schultz de la présidence de Monoprix (25% du chiffre d’affaires de Casino en France). Le projet de simplification de la structure en Amérique Latine mis en avant par le groupe, en fin de semaine, a été interprété positivement par le marché. Les obligations Atalian ont réagi négativement à la publication des résultats du groupe (détérioration des marges en France et levier toujours au-dessus de 7x), perdant environ 4 points, pour finalement retracer une partie des pertes suite à l’annonce d’une vente d’actifs.

Europcar Mobility Group a présenté son nouveau plan stratégique nommé « SHIFT 23 ». Celui-ci n’inclut pas de changement majeur en terme de stratégie et établit notamment comme objectifs un doublement de la base de clients actifs et un chiffre d’affaires supérieur à 4 milliards d’euros d’ici 2023. En ligne avec les commentaires de la semaine dernière, le CFO de Lufthansa a indiqué qu’il était très peu probable que le groupe rachète Condor, la compagnie aérienne allemande mise en vente par Thomas Cook.

Cette année Deutsche Bank passe avec succès la phase des stress tests aux Etats-Unis (Dodd-Frank Act Stress Tests) après avoir échoué plusieurs fois à la deuxième phase. Ceci représente une nouvelle assez positive pour l’émetteur. H20, filiale de gestion de Natixis, continue d’être sous pression en raison de craintes sur la liquidité de certaines obligations privées dans ses fonds qui ont enregistré d’importantes sorties depuis une semaine. L’impact au niveau de BPCE est faible, au vu de la diversification des sources de revenus du groupe et de la contribution assez faible de H20 aux résultats de BPCE. S&P a, par ailleurs, indiqué que les notations et perspectives de Natixis et BPCE n’étaient pas impactées par ces évènements.

Le marché primaire est resté dynamique cette semaine sur le segment des obligations financières. Société Generale et UniCredit ont émis des Senior Non Preferred à 7 et 6 ans avec des coupons de 0,875% et 1,25%. Intesa Sanpaolo a émis une obligation Senior Preferred en deux tranches à 5 et 10 ans avec des coupons de 1% et 1,75% pour un montant total de 2.25 milliards d’euros. BNP Paribas a émis une obligation Tier 2 à 12 ans avec un coupon de 1,625% pour 1 milliard d’euros. Enfin UMG Groupe VYV, premier acteur de l’assurance santé en France, a émis une obligation senior à 10 ans avec un coupon de 1,625%. 

Convertibles 

Du côté des obligations convertibles il faudrait se demander si on est face à un dernier sursaut avant les vacances d’été ou à une réelle reprise de l’activité sur le marché primaire. Cette semaine, le marché des obligations convertibles a enregistré six nouvelles émissions pour un montant total de 2,25 milliards de dollars américains.

Aux États-Unis, la société de placement immobilier Uniti Fiber a émis des obligations convertibles pour 300 millions de dollars américains à échéance 2024, assorties d’un coupon de 4 % afin de rembourser ses emprunts en cours et de couvrir ses dépenses générales. Ces dernières seraient également associées à des opérations de fusions-acquisitions (y compris le rachat de Bluebird). La société de télécommunications Liberty Latin America a, quant à elle, émis des obligations convertibles pour 350 millions de dollars américains à échéance 5 ans, assorties d’un coupon de 2% dont le produit sera consacré au financement de ses dépenses générales. Change Healthcare (plateforme logicielle) a obtenu le feu vert pour son introduction en bourse de 700 millions de dollars américains d’actions ordinaires et pour lever 250 millions de dollars américains par le biais d’obligations à conversion obligatoire en actions.

En Europe, la société de télécommunications CELLNEX a émis des obligations convertibles pour 700 millions d’euros à 9 ans, affichant un rendement à l’échéance de 1,4%, mais une prime de 70%. Le produit de cette opération servira à financer le développement de ses portefeuilles d’infrastructures existants.

En Chine, la société pharmaceutique LUYE PHARMA (spécialiste de l’oncologie, des maladies cardiovasculaires, du métabolisme et du système nerveux central) a émis des obligations convertibles pour 250 millions de dollars américains à 5 ans, assorties d’un coupon de 1,5% et d’une prime proche de 40%. Qudian (fournisseur de crédits à la consommation en ligne) prévoit d’émettre des obligations convertibles pour 300 millions de dollars américains à échéance 2026 assorties d’un coupon de 1% afin de financer des investissements stratégiques, le développement de sa plateforme ouverte ainsi que des rachats d’actions.

Par ailleurs, IAG envisage de lancer un appel d’offres sur 500 millions d’euros d’obligations convertibles à échéance 2020 et assorties d’un coupon de 0,25%, sous réserve de l’émission d’obligations ordinaires en cours de lancement. Les actions de la société de semi-conducteurs AMS ont clôturé la semaine en hausse de près de 12%, bénéficiant du rebond des fabricants de puces à l’approche du sommet du G20. AMS a également tiré parti des bons résultats de la société américaine Micron.

Elément complémentaire