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L'Hebdo Eco du 1er octobre 2018

L'hebdo des économistes - 03/10/2018

À retenir cette semaine

L’œil des économistes : Révision à la hausse des perspectives de déficits publics en Italie et en France, enquêtes PMI en Chine

  • En Italie, la présentation du budget a confirmé les craintes des investisseurs : le déficit budgétaire pour 2019 atteindrait -2.4% du PIB. La transmission à venir du budget détaillé à la Commission Européenne…
  • … et la révision par Moody’s de la note qu’elle accorde à la dette italienne en octobre pourraient soutenir une hausse supplémentaire des rendements italiens, sans générer de contagion aux autres pays européens grâce à la BCE
  • En France, le gouvernement a présenté, dans le cadre du Projet de Loi de Finances, une révision à la hausse de sa prévision de déficit pour 2018 et 2019 mais les rendements OAT demeureraient contenus, selon notre analyse
  • En Chine, les enquêtes PMI ont montré une poursuite de la baisse des commandes étrangères mais ont confirmé que la demande intérieure pourrait prendre le relais ce qui permettrait un ralentissement de l’activité seulement limité

Focus banques centrales : Peu de risques de déstabilisation supplémentaire des marchés financiers liés à la poursuite des hausses de taux de la Fed

  • Alors que les statistiques d’activité récentes ont confirmé le dynamisme de l’activité aux Etats-Unis, la Fed a relevé de 25bp à 2.25% son taux directeur, comme attendu
  • En revanche, ses nouvelles prévisions et sa communication ont confirmé que, malgré la robustesse de la croissance du PIB, elle n’entendait pas accélérer le rythme de remontée de son taux directeur
  • Cela conforte notre prévision selon laquelle, la Fed relèverait à 2.50% son taux directeur en décembre prochain et l'amènerait à 3.00% d'ici juin 2019
  • Cette poursuite de la normalisation monétaire aux Etats-Unis empêcherait, selon notre analyse, une repentification de la courbe de taux américaine, ce qui pourrait contribuer à soutenir les marchés d'actifs risqués aux Etats-Unis
  • Le dollar continuerait de s’apprécier mais progressivement, ce qui limiterait le risque de résurgence des tensions financières internationales
  • En revanche, l’instabilité devrait rester forte pour les devises des pays émergents présentant des fondamentaux faibles, ce qui maintiendrait à un niveau élevé le risque d’une baisse des marchés actions de ces pays

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