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Cinq idées décalées pour la prévoyance de demain (2/5)

Actualité - 04/12/2018

et si les jeunes pouvaient utiliser leur capital quand ils en ont besoin ?

En Suisse, le vieillissement se fait par le haut, c’est-à-dire que l’espérance de vie augmente. Dans le même temps, le taux de fécondité stagne à 1,5 enfant par femme. Cette situation ne permet pas d’assurer le remplacement des

générations à long terme, mettant au défi le système de prévoyance, selon lequel les générations intermédiaires (20 à 64 ans) financent les prestations fournies aux personnes âgées.

Ces générations intermédiaires, ce sont aujourd’hui 5,3 des 8,5 millions d’habitants recensés dans la dernière statistique de l’OFS - 2,3 millions de personnes ont entre 20 et 39 ans et 3 millions entre 40 et 64 ans. Les actifs parmi ce groupe de population - 4,2 millions d’assurés - cotisent aujourd’hui à la LPP, pour 1,2 million de retraités. Leur apport aux caisses de pension était de 54 milliards l’an dernier. Cette part de 4 travailleurs pour fi nancer un retraité tombera à 2,3 en 2035, selon les projections de Swisscanto.

Qu’adviendrait-il des rentes si l’on permettait aux jeunes de retirer leur avoir de vieillesse sous forme de capital quand bon leur semble et sans conditions ?

La prise de capital, au moment de la retraite, tend à être encouragée dans certaines caisses de pension, dont la moitié de la valeur représente les rentiers, car elle permet de soulager quelque peu le bilan.

Article rédigé par Rachel Richterich journaliste au Temps