Une feuille de route 2°C pour guider la décarbonisation de nos portefeuilles

Actualité - 04/03/2019

En mettant en place une feuille de route robuste et ambitieuse, l’équipe Investissement Responsable d’Edmond de Rothschild Asset Management montre la voie pour décarboniser les portefeuilles dans le but de limiter le réchauffement climatique global à moins de 2°C d’ici 2100.

 

Aujourd’hui, pour atteindre les objectifs fixés lors des accords de Paris en 2015, c’est-à-dire, rester sous la barre d'un réchauffement  de 2 degrés à la fin du siècle, il faudrait diminuer de 25% les émissions mondiales de CO2 d'ici 2030. Mais la tendance reste à la hausse et les émissions de CO2 liées aux énergies fossiles et aux activités industrielles devraient augmenter de plus de 2 % en 2018[1].

Le charbon constitue à ce jour l’énergie fossile la plus intensive en carbone. Cependant, il reste la première source énergétique mondiale avec à la tête des plus grands producteurs, l’Inde et la Chine. Malgré des efforts menés depuis le pic de 2013, les émissions de CO2 liées au charbon ont recommencé à augmenter en 2018. Ce regain constitue la raison principale de la forte croissance des rejets de CO2 en 2018.

Le secteur bancaire a un rôle primordial à jouer dans la transition énergétique



De par son importance dans le financement de l'économiee, le secteur bancaire se doit de mesurer son exposition aux risques climatiques et accompagner les entreprises vers une moindre dépendance aux énergies fossiles. Cette responsabilité du secteur bancaire a été formalisée en 2014 avec la mise en place du Montreal Carbon Pledge qui engage les investisseurs institutionnels à mesurer, rendre publique et réduire l’empreinte carbone de leurs portefeuilles.

Signataire de cet accord depuis décembre 2015, Edmond de Rothschild Asset Management a mesuré en 2018 l’exposition carbone de 26 de ses fonds ouverts. Cette donnée se base sur l’intensité carbone de chacune des entreprises en portefeuille qui correspond aux émissions de l’entreprise (directes : combustibles, carburants des véhicules possédés et indirectes : électricité, achat de vapeur) rapportées à son chiffre d’affaire.

2017 a marqué une nouvelle étape dans la décarbonisation de nos portefeuilles avec la formalisation d’une feuille de route 2°C pour la période 2017-2040. Elle se base sur un modèle interne propriétaire de notation qui repose sur la typologie et les lignes directrices de la TCFD[2] et permet de quantifier et hiérarchiser les principaux risques et opportunités climat au niveau des secteurs et sous-secteurs économiques. En matière de risques, nos premières conclusions sont les suivantes :

  • nous restons concentrés sur un nombre limité de secteurs et d’émetteurs car 10% des émetteurs présents dans moins d’une dizaine de secteurs économiques concentrent 90% des risques climat (scopes 1, 2 et 3).
  • en passant en revue quatre axes - régulation, technologie, marchés et réputation - nous avons identifié 10 risques climat élevés dont cinq à tenir à l’écart dès maintenant et tout au long de la période 2017-2020, à commencer par le charbon.
Le cadre économique de demain ne sera plus celui d’aujourd’hui



En proposant et en appliquant cette feuille de route à notre gestion, nous avons la conviction que le cadre économique de demain ne sera plus celui d’aujourd’hui. Les activités qui structurent notre économie, doivent désormais justifier de leur impact social et environnemental, positif comme négatif. Dès lors, il convient aux investisseurs de saisir les opportunités attachées à la transition énergétique et environnementale et de réduire leur exposition aux risques attachés au changement climatique.

 

 

 

 

 

[1] Source : Global Carbon Project 2018

[2] TCFD : La Task Force on Climate-related Financial Disclosures, il a pour but de mettre en avant la transparence financière climatique.


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