Les discussions Chine-USA au centre de l'attention

Analyse de marché - 09/11/2018

Les marchés d’actions ont poursuivi leur rebond avec toutefois un peu plus de volatilité cette semaine. Les résultats des élections américaines « midterms », conformes aux attentes, ont rassuré les investisseurs. Toute autre issue aurait pu les contrarier.

En effet, une victoire des Républicains au sein des deux chambres aurait permis à l’administration Trump de prolonger les baisses d’impôts et donc d’ajouter de la reflation dans un contexte où les craintes de surchauffe augmentent. A l’inverse, une victoire des Démocrates aurait créé de l’incertitude sur les précédentes mesures reflationnistes de Donald Trump.

Désormais, les marchés focalisent leur attention sur la réouverture des négociations commerciales sino-américaines. Elle jouera un rôle clé dans la direction des marchés étant donné qu’une partie du rebond récent repose sur la perspective de ces discussions. Par ailleurs, il est demandé au gouvernement italien de revoir son projet budgétaire, la Commission Européenne anticipant un dérapage excessif du déficit public. Pour l’heure, il s’y refuse. Enfin, les négociations sur le Brexit s’intensifient et les prochaines semaines devraient permettre d’y voir plus clair.

Si les questions politiques sont appelées à dominer d’ici la fin de l’année, on constatera du côté des fondamentaux un ralentissement économique plus rapide que prévu en Chine, le PMI composite d’octobre fléchissant à 50,5. Le Président chinois s’inquiète désormais ouvertement de cette décélation. Enfin, les dernières statistiques italiennes, mettant en lumière un ralentissement plus marqué que dans le reste de l’Europe, posent problème dans un contexte où les soldes Target2 montrent également des mouvements de capitaux hors Italie. Si l’Italie devait revenir à la stagnation économique, ses problèmes budgétaires n’en seraient qu’accentués alors même que la pression politique sera encore plus forte pour relancer l’activité. 

  Actions européennes

Les marchés européens ont réagi favorablement à l’issue des élections américaines « midterms », entraînant un certain rééquilibrage des pouvoirs. En outre, la production industrielle en Allemagne a réservé une bonne surprise, ressortant en hausse de 0,8% pour le mois de septembre.

Les publications de résultats du troisième trimestre se sont poursuivies, et la croissance organique reste robuste (+5,6% en moyenne), avec des marges néanmoins souvent sous pression sous l’effet de la hausse des coûts énergie et matières premières. Les tendances restent très différenciées entre les secteurs. On observe ainsi une vraie chute dans l’automobile (normes WLTP et baisse de la production globale) et un début de ralentissement au sein des secteurs cycliques industriels (à l’exception de l’aéronautique civile) et du luxe même si les niveaux restent solides. 

Continental, dans le cadre d’une publication au titre du troisième trimestre conforme aux attentes, a révisé en baisse ses hypothèses de marché pour la fin de l’année. BMW a déçu avec une division auto impactée par les normes WLTP, les effets change et la hausse des dépenses R&D, tandis que Ferrari présentait un résultat net inférieur aux attentes du consensus à cause du change et d’un mix moins favorable.

Dans le même temps, la consommation de base affiche une vigueur plus visible, en partie aidée par l’Asie pour les activités liées au luxe (spiritueux et cosmétiques), mais reflétant également de solides tendances de consommation ailleurs et une hausse des prix. Ahold a profité de ces tendances bien orientées aux Etats-Unis et dans la plupart des pays européens pour publier d’excellents chiffres sur sa croissance organique et son EBIT.

La pharmacie connaît une accélération particulièrement sensible. Notons au sein du secteur le fort rebond de Fresenius Medical Care qui a profité du vote des électeurs de Californie qui ont rejeté le plafonnement du remboursement des soins de dialyse.

Au sein des financières, Crédit Agricole affiche, comme Société Générale, de bons résultats avec un coût du risque plus faible que prévu et la confirmation des tendances positives dans le retail France chez LCL. En Italie, Intesa Sanpaolo a montré des tendances opérationnelles en amélioration, alors qu’UniCredit, malgré des tendances sous-jacentes plutôt solides, a souffert après avoir dû passer une dépréciation de 150 millions d’euros pour son exposition turque et que son ratio de solvabilité s’est dégradé sous l’effet du change et de l'accroissement des spreads des obligations italiennes. 

  Actions américaines

Les indices américains ont rebondi cette semaine : le S&P500 a gagné +3% et le Nasdaq +2,4%. Le résultat des élections de mi-mandat est en ligne avec les attentes. La Chambre des Représentants est passée sous contrôle démocrate tandis que les Républicains ont conservé leur majorité au Sénat. Les résultats sénatoriaux meilleurs que prévu pour les Républicains bénéficieront au programme de déréglementation du Président Trump. Concernant l’agenda législatif, les projets de loi tels que ceux portant sur les infrastructures et sur les prix des médicaments pourraient ouvrir la porte à des compromis bipartisans en 2019. Comme attendu, la Réserve fédérale a laissé sa politique monétaire inchangée et conforte l’hypothèse d’une hausse de taux en décembre.

La saison de publications des résultats trimestriels s’achève. Parmi 75% des sociétés du S&P500 ayant publié, 77% ont annoncé des résultats supérieurs aux attentes. On retiendra particulièrement la bonne qualité des résultats des sociétés d’énergie qui génèrent des cashflows opérationnels supérieurs aux dépenses d’investissement, et les déceptions des valeurs de consommation qui ont fortement corrigé (Coty, Kors). Les moindres déceptions ou doutes sont très sévèrement sanctionnés, à l’instar du Canadien Bombardier. Nous n’avons pas noté de changement dans les commentaires sur perspectives de croissance des entreprises, hormis un peu plus de pression sur les marges due aux salaires et aux matières premières.

Durant le rebond d’après-élections, les hedge funds ont joué les mêmes thèmes qu’avant : les positionnements n’ont pas changé, tout juste le niveau d’engagement a baissé depuis quelques semaines. Parmi les secteurs en plus forte hausse cette semaine, on retrouve la santé et des financières, tandis que l’énergie et la consommation de base restent à la traîne. 

  Actions japonaises

Les cours des actions japonaises ont rebondi sur fond d’atténuation des incertitudes après les élections de mi-mandat aux États-Unis et à la faveur du repli de l’indice VIX, l’indicateur de la volatilité du marché américain et de la confiance des investisseurs. L’indice TOPIX a gagné 1,36% durant la semaine.

Contrairement au marché à sens unique observé tout au long du mois d’octobre, les cours boursiers japonais ont commencé à refléter progressivement les fondamentaux des entreprises en novembre, alors que le niveau de volatilité du marché a reculé et que les sociétés ont continué de publier leurs résultats pour le troisième trimestre de l’exercice 2018, résultats qui, jusqu’à présent, semblent relativement mitigés.

Rakuten a vu son cours bondir de 10,42% sur fond de croissance positive de son bénéfice net, et Eisai a gagné 8,29% grâce à la révision à la hausse de ses prévisions de bénéfices pour l’exercice 2018. Le producteur de pétrole et de gaz Inpex (+4,28%) et Daiwa House Industry (+5,65%) ont également progressé à la faveur de l’amélioration des résultats. Sur le plan sectoriel, le secteur minier, l’industrie pharmaceutique, l’électricité et le gaz, les services et l’immobilier ont surperformé. À l’inverse, les produits en caoutchouc, les instruments de précision et les machines ont sous-performé.

Bridgestone a cédé 1,78%, en raison de ses perspectives peu prometteuses en matière de bénéfices, à l’instar de Kyocera qui a perdu 4,82%. SMC, le fabricant d’équipements de contrôle pneumatiques pour l’automatisation industrielle, a reculé de 5,76% sur fond de révision à la baisse de ses prévisions de bénéfices pour l’exercice 2018, en raison des inquiétudes liées au ralentissement des dépenses d’investissement malgré des bénéfices prévisionnels record. Par ailleurs, le constructeur de SUV Subaru a chuté de 7,17% suite à l’annonce d'un rappel de véhicules qui a déçu les investisseurs. 

  Marchés émergents

En Chine, la Commission de régulation de la banque et de l’assurance a demandé aux banques de venir en aide au secteur privé. Ainsi, un tiers des nouveaux prêts aux entreprises devrait être destiné aux sociétés privées concernant les grandes banques, contre deux tiers pour les petites et moyennes banques, et la moitié des nouveaux prêts aux entreprises devrait permettre de soutenir les sociétés privées au cours des trois prochaines années. Les chiffres des exportations sont restés solides (+15,6%), notamment vers les régions d’Asie-Pacifique, mais le ralentissement de la demande américaine est devenu plus prononcé après la hausse des droits de douane au troisième trimestre. Les ventes de véhicules sur le marché intérieur chinois ont continué de ralentir, la CAAM (association des constructeurs automobiles) prévoyant désormais une baisse de 20% sur un an en octobre, le cinquième mois de croissance négative. La croissance devrait ainsi s’inscrire en territoire négatif pour l’année 2018.

Les entreprises qui ont annoncé leurs résultats pour le troisième trimestre 2018 sont restées prudentes quant aux perspectives économiques. Alibaba a revu à la baisse ses prévisions de croissance du chiffre d’affaires pour l’exercice 2018, celles-ci reculant de 4% à 50-53% en glissement annuel, en raison des incertitudes macroéconomiques et du report de la monétisation de ses plateformes d’actualités.

Ctrip a fait part de résultats conformes aux attentes, avec une croissance de 15% de son chiffre d’affaires. En revanche, les bénéfices ont reculé et les prévisions de croissance de 15-20% du chiffre d’affaires pour le quatrième trimestre 2018 ont déçu, car l’amélioration des marges ne sera pas aussi rapide en raison du développement à l’international.

La semaine a été plus courte en Inde en raison des jours fériés : les flux de capitaux intérieurs ont progressé de 11% sur un mois en octobre, ce qui est d’autant plus positif compte tenu des contraintes actuelles en matière de liquidités.

Au Mexique, selon un journal local, un sénateur du parti d’Andrés Manuel López Obrador préparerait actuellement un projet de loi inattendu visant à interdire certains frais bancaires. Les ventes à périmètre comparable de Walmex ont augmenté de 3% en glissement annuel en octobre, un chiffre inférieur aux prévisions de 5,5% des analystes qui s'explique en partie par l’effet calendaire. Cette nouvelle intervient une semaine après le référendum qui a annulé la construction du nouvel aéroport de Mexico.

Au Brésil, les chiffres d’inflation en octobre se sont inscrits en deçà des attentes. Banco do Brasil a fait part de l’amélioration de sa rentabilité lors de l’annonce de ses résultats au troisième trimestre (croissance du rendement des capitaux propres de 11,8% à 13,2% et de son bénéfice par action de 26%). Randon a dépassé les prévisions de 35% en raison de l’effet de levier opérationnel et de l’impact de la dépréciation de la monnaie sur les exportations. Credicorp a publié de solides résultats liés à une croissance de 10% des prêts et l’équipe dirigeante a maintenu ses prévisions inchangées. Comme prévu, Bancolombia a annoncé de faibles résultats, plombés par la hausse des provisions, et la direction a fait part de l’amélioration de ses prévisions.

En Russie, l’IPC a progressé de 3,5% en glissement annuel en octobre, un chiffre inférieur aux prévisions, tandis que l’inflation alimentaire a poursuivi sa progression à 2,7% sur un an contre 2,5% en septembre.

À l’approche du sommet du G20, l’Argentine et la Chine ont finalisé un accord d’échange de devises à hauteur de 8,7 milliards de dollars, portant ainsi le total à 18,7 milliards de dollars. 

  Matières premières

En un mois, le prix du pétrole a perdu 15$/b, passant de 85 à 70$/b aujourd’hui pour le Brent. L’observation de la courbe des futures nous montre que nous sommes passés d’une courbe avec un très fort déport (backwardation, courbe descendante) à un aplatissement de cette courbe, voire un léger déport (contango) à six mois. Cela montre que les inquiétudes du marché sur un manque d’offre à court terme se sont évanouies. La raison est principalement liée aux exemptions sur les exportations iraniennes décidées à la dernière minute par l’administration américaine. Ces exemptions totalisent 1,25Mb/j, l’essentiel étant pour la Chine (360kb/j), l’Inde (300kb/j) et la Corée du Sud (200kb/j), le reste se répartissant entre le Japon, la Turquie, l’Italie, la Grèce et Taiwan. Il est d’ailleurs intéressant de noter que la Chine est incluse dans ces exemptions, ce qui peut être perçu comme un signe positif avant le prochain G20. Ces pays vont donc devoir, en moyenne, réduire de moitié leurs importations en provenance d’Iran, et ce pour une durée de six mois, l’objectif étant toujours à terme de supprimer les exportations iraniennes. 

La baisse des prix du pétrole pose néanmoins question pour l’Arabie Saoudite. Il est d’ailleurs marquant de noter que le pays a évoqué, juste après les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, l’opportunité pour l’OPEP de réduire sa production. La rhétorique des dernières semaines, aussi bien côté Etats-Unis qu’Arabie Saoudite avait donc pour unique objectif de faire baisser les prix.

Les pays OPEP-non OPEP se réunissent ce week-end lors du JMMC (Joint Ministerial Monitoring Committee), mais aucune décision n’est à attendre. L’objectif de cette réunion est de suivre les niveaux de production respectifs des pays, mais des discussions pourront avoir lieu. La réunion quant à une décision aura lieu le 6 décembre prochain lors de la réunion biannuelle de l’OPEP. La décision sera pragmatique et dépendra des prix du pétrole, une fourchette de 70-80$/b étant l’environnement le plus à même de bénéficier tant aux producteurs qu’aux consommateurs. 

  Dettes d'entreprises

 

Crédit

Les spreads se sont resserrés cette semaine avec -8 points de base pour l’indice Xover. Le début de semaine était marqué par l’attentisme des investisseurs quant aux élections américaines de mi-mandat et à la réunion de la Fed. Les résultats (Chambre des Représentants pour les Démocrates et Sénat pour les Républicains), conformes aux attentes, ont été bien accueillis par le marché, tandis que le président de la Fed a confirmé poursuivre le resserrement monétaire.

Les craintes entourant le budget italien sont cependant toujours présentes. Les ministres des Finances de la zone euro ont pressé Rome de revoir le budget tandis que la Commission a estimé que le déficit public italien devrait s’accroître significativement en cas de non révision du plan budgétaire.

Le segment des financières a surperformé cette semaine. L’European Banking Authority (EBA) a publié les résultats des stress tests le 2 novembre. Ils sont sans grande surprise et indiquent une meilleure résistance des banques. Les banques espagnoles ont particulièrement surperformé ; la décision de la Cour suprême sur les droits de timbres appliqués aux prêts hypothécaires leur a été favorable et a permis de lever les incertitudes sur le caractère rétroactif de la taxe.

SoftBank, opérateur japonais, a publié de bons résultats (chiffre d’affaires et EBITDA en hausse de 5,5% et 13,9%) tandis que UPC Holdings a de nouveau souffert face à la pression concurrentielle en Suisse (chiffre d’affaires et EBITDA en baisse de 5% et 7,9%). Telecom Italia a publié des résultats corrects mais enregistre une dépréciation de ses actifs en Italie et abandonne son objectif de levier à 2.7x. On note une amélioration des résultats de Newlook (Caa2/CCC). La stratégie de focalisation sur la rentabilité a entraîné une baisse du chiffre d’affaires mais une hausse de l’EBITDA ajusté de 106%.

Côté transport maritime, Hapag-Lloyd, qui avait revu à la baisse ses objectifs en juillet, a publié des résultats supérieurs aux attentes (chiffre d’affaires en hausse de 8,6% au cours du trimestre) et anticipe des résultats annuels dans le haut de la fourchette prévue. CMA CGM n’a pas encore publié ses chiffres mais a été sous pression. Moody’s a changé la perspective de l’émetteur de « positive » à « négative », évoquant l’acquisition de Ceva Logistics et les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis.

Les obligations de Coty, groupe cosmétique, ont souffert suite à la publication de résultats toujours décevants (chiffre d’affaires et résultat opérationnel en baisse de 9,2% et 28%) dus en partie à des problèmes logistiques. L’émetteur Nyrstar a été sous pression. Le marché s’est montré inquiet face à la décision du groupe de ne pas exploiter une partie de la centrale à Port Pirie en décembre afin de respecter les limites d’émission de plomb.

Sur le front du primaire, Intertrust (Ba2/BB+), fournisseur de services administratifs, a émis à 7 ans pour 500 millions d’euros avec un coupon de 3.375%. 

Convertibles 

Le marché primaire européen a connu un regain d’activité cette semaine. En effet, Qiagen, société spécialisée dans les sciences de la vie et les diagnostics moléculaires et ayant déjà réalisé des émissions par le passé, a émis pour 500 millions de dollars d’obligations convertibles à 6 ans assorties d’un coupon de 1% aux fins du refinancement des obligations convertibles à échéance 2019 en circulation lors de la conversion en liquidités.

Côté résultats, Inmarsat a déçu en Europe, le chiffre d’affaires de sa division Maritime, laquelle joue un rôle majeur dans la génération de flux de trésorerie disponible, ayant accusé une baisse de 6% en glissement annuel. Adidas a annoncé des prévisions contrastées. La société a relevé son objectif de rentabilité pour l’exercice, anticipant une marge brute de 51,4%. En revanche, elle a abaissé ses projections de croissance des ventes pour l’exercice à 8-9% contre 10% auparavant, invoquant une croissance plus faible que prévu en Europe occidentale. SGL Carbon a publié des résultats solides pour le troisième trimestre avec un chiffre d’affaires en hausse de 24,3% en glissement annuel, porté par la forte progression de sa division spécialisée dans les systèmes et les matériaux en graphite. La société a relevé ses prévisions de croissance du chiffre d’affaires en glissement annuel à 15%, contre 10% précédemment.

Aux États-Unis, le secteur du cloud a progressé cette semaine grâce aux impressionnants résultats trimestriels de Twilio. Le chiffre d’affaires de la société de communication basée sur le cloud a augmenté de 68% en glissement annuel, le cours du titre bondissant de 33% dans la foulée. Microchip a affiché des résultats satisfaisants au deuxième trimestre, portés par les progrès réalisés dans le cadre de l’intégration de Microsemi. Cependant, les prévisions qui s’élèvent à 1,4 milliard de dollars pour le trimestre prochain sont inférieures aux attentes du fait de la faiblesse du secteur automobile.

Au Japon, Toray a réalisé des résultats supérieurs aux attentes. La baisse des prévisions du résultat d’exploitation de la société pour l’exercice a été moins marquée que ce que les investisseurs redoutaient. Elles sont ainsi passées de 165 milliards à 160 milliards de yens du fait de l’accroissement des coûts dans une nouvelle unité de production de fibres de carbone. Le titre a bien réagi à cette annonce, progressant de 4,5%. 

 

Achevé de rédiger le 09/11/2018

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