Que deviennent les licornes ? (cohorte : 2018-2019)

Actualité - 07/11/2019

Les deux dernières années ont été le théâtre de nombreuses introductions en bourse d’entreprises de premier plan du secteur technologique, mais beaucoup ont vu leur valorisation chuter après leur cotation.

Note : cet article est écrit délibérément sur un ton léger, revisitant les situations très diverses des Licornes1, dans le contexte de ce qui pourrait être la fin d'un « âge d’or » pour les entreprises récemment introduites en bourse du secteur technologique.

Nous pensons que l'abandon de l’introduction en bourse de WeWork le mois dernier marque la fin d'une ère : celle des valorisations excessives et déconnectées des fondamentaux.

Nous avons suivi les évolutions de 35 des principales introductions en bourse dans le secteur de la « tech » au sens large en 2018 et 2019 et voici quelques chiffres utiles :

  • Ces 35 sociétés représentent 320 milliards $ de capitalisation boursière aujourd’hui2.
  • Ce qui représente un peu moins que les 394 milliards $ initialement pressentis – Xiaomi et Uber3 contribuant largement à la baisse.
  • Nous pensons qu’il reste encore 20% de correction à attendre avant de trouver des niveaux raisonnables sur cette cohorte, soit une destruction de 60 milliards $ de capitalisation.

Si l’on se place du point de vue de l’investisseur moyen, qui ne dispose pas d’une allocation pré-introduction : en moyenne, ces sociétés ont depuis leur introduction en bourse, progressé de 2% mais ont enregistré une baisse médiane de 9%4. Sur les 6 derniers mois, le tableau est différent avec une baisse moyenne et médiane de 12% et 20%. En regardant de plus près, 57% des sociétés cotées en bourse en 2019 ont une marge opérationnelle négative, et environ 40% d’entre elles ont des droits de vote doubles (versus 20% pour les 190 introductions en bourse aux Etats Unis en 2018), reflet d’une faible gouvernance (il est intéressant de noter que ce pourcentage de doits de vote double est en nette hausse par rapport aux années 2000).

  • Xiaomi : 100 milliards $ de capitalisation boursière initialement attendus en 2017. Puis 54 milliards $ au moment de l’introduction en bourse en 2018, et 26 milliards aujourd’hui (source Bloomberg).
  • Uber : 91 milliards $ au moment de l’introduction en bourse, contre 55 milliards $ aujourd’hui.

Décomposition par capitalisation boursière

(source Bloomberg, octobre 2019)

 

Performance boursière une fois le premier jour de cotation révolu5 :

 

Et chez Edmond de Rothschild ?

Notre approche repose sur la sélection d’entreprises véritablement innovantes qui tirent pleinement profit de la thématique du Big Data. Notre approche prudente et notre discipline en matière de risque (qui nous incite à rester à l'écart lorsque le cas d’investissement ne répond pas à nos critères fondamentaux en termes de qualité du modèle économique, de pratiques de gouvernance et de valorisation) ont joué selon nous un rôle clé dans notre capacité à rester à l’écart de certaines valeurs. En allant chercher différents secteurs et en réfléchissant à des entreprises technologiques qui offrent un vrai service à l’économie réelle, nous bâtissons des portefeuilles solides fondés sur des fondamentaux pérennes. 

1Ce terme licorne désigne plus généralement une start-up dont la valorisation atteint au moins un milliard de dollars et avec un potentiel de croissance très important.

2Source : Bloomberg.

 3Les informations sur les valeurs ne sauraient être assimilées à une opinion d’Edmond de Rothschild Asset Management (France) sur l’évolution prévisible desdites valeurs et, le cas échéant, sur l’évolution prévisible du prix des instruments financiers qu’elles émettent. Ces informations ne sont pas assimilables à des recommandations d’acheter ou de vendre ces valeurs. La composition du portefeuille est susceptible d’évoluer dans le temps.

4Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures.

5Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures. Source : Bloomberg au 16 octobre 2019.


PRINCIPAUX RISQUES D’INVESTISSEMENT : Ce compartiment est noté en catégorie 6 sur une échelle de 7, ce qui reflète l’exposition jusqu’à 100% de son actif sur les marchés actions, qui présentent un profil de rendement/risque élevé. Les risques décrits ci-dessous ne sont pas limitatifs. Il appartient aux investisseurs d’analyser le risque inhérent à chaque investissement et de se forger leur propre opinion. Risque de perte en capital : les investissements réalisés par le compartiment seront soumis aux tendances et fluctuations du marché. Les investisseurs encourent le risque potentiel de recouvrir une somme inférieure au montant investi. Risque actions : la valeur d’une action peut évoluer en fonction de facteurs propres à la société émettrice mais aussi en fonction de facteurs exogènes, politiques ou économiques et peuvent donc avoir un impact négatif sur la valeur liquidative du compartiment. Risque lié aux petites et moyennes capitalisations : sur ces marchés le volume des titres cotés en bourse est réduit, les mouvements de marché sont donc plus marqués, à la hausse comme à la baisse, et plus rapides que sur les grandes capitalisations. La valeur liquidative peut donc fluctuer rapidement et avec de grandes amplitudes. Risque de change : le capital peut être exposé aux risques de change dans le cas où les titres ou investissements le composant sont libellés dans une autre devise que celle du compartiment. Risque de concentration : les investissements dans certains secteurs spécifiques de l’économie peuvent avoir des conséquences négatives sur la performance du compartiment en cas de dévaluation des secteurs concernés.

Octobre 2019. Le présent document est émis par Edmond de Rothschild Asset Management (France).

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