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L’environnement est solide mais les risques sont ignorés

Stratégie d'allocation d'actifs - 09/10/2018

Nous avions tactiquement réduit le risque actif de nos portefeuilles en revenant à la neutralité sur les marchés d’actions le mois dernier et maintenons pour le moment ce cap. Sans aucun doute, la dynamique économique mondiale reste très favorable, en dépit des quelques inquiétudes concernant le ralentissement chinois.

Le plan de relance de Donald Trump offre suffisamment de visibilité sur le dynamisme de l’économie américaine jusqu’à la mi-2019, le ralentissement de l’économie européenne reste sous contrôle, tandis que la Chine privilégie de nouveau les vieilles recettes de relance ciblées du crédit qui améliorent la croissance à court terme au détriment du long terme. Mais l’environnement comporte un certain nombre de fragilités nous invitant à être un peu plus prudent que ce que l’environnement commanderait : 

  • La liquidité mondiale n’a pas fini de ralentir. Le bilan de la Fed se retrécit plus rapidement depuis le 1er octobre et la BCE mettra le point final à sa politique de quantitative easing à la fin de l’année. Il est très difficile d’anticiper les effets de ce tarissement. Mais il ne peut être que potentiellement négatif tant les politiques de quantitative easing furent stimulantes pour les marchés.
  • Les tractations liées au budget italien ne font que commencer. Beaucoup de risques sont déjà bien intégrés dans la valorisation des obligations italiennes. Mais rien n’exclut une poursuite de la volatilité.
  • Les négociations sur le Brexit vont s’intensifier ces prochaines semaines. Depuis plusieurs mois, les marchés sont restés très calmes face à l’incertitude sur le devenir de la relation entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne. Il est ainsi frappant de constater que sur ces derniers mois, la volatilité de la livre face à l’euro était inférieure à celle de la couronne suédoise ou du franc suisse alors que c’est le contraire qui prévaut usuellement. Mais la situation politique devient si complexe au Royaume-Uni qu’il n’est pas certain que les marges de manœuvre de Theresa May soient suffisantes pour trouver un compromis politique acceptable avec l’Union Européenne, qui soit validé par son propre parti, sachant qu’il faudra également qu’il le soit par le Parlement. Il est fort probable que la questiondu Brexit agite davantage les marchés ces prochaines semaines.
  • La hausse des cours du pétrole est peut-être un peu trop rapide. Empreinte de risques géo-politiques au Moyen Orient n’étant pas appelés à s’estomper rapidement, elle pourrait finir par inquiéter dans la mesure où elle tend en général à peser sur la croissance mondiale mais aussi à générer des effets inattendus. 
A retenir
  • Une exposition normale aux risques de marchés
  • Maintien de la sous-pondération des actifs obligataires

Depuis le début de l’année, sur les marchés obligataires, on observe globalement une remontée du niveau général des taux d’intérêts ainsi qu’un écartement des spreads. Le manque d’attrait que comportait la classe d’actifs tend à s’estomper un peu mais nous demeurons encore sous-investis pour le moment.

    Nos vues pour octobre Evolution par rapport au mois précédent
ACTIONS
US  
Europe
  Euro
  Royaume-Uni
Japon
Emergents
TAUX
US
Euro
Investment Grade
High Yield
Monétaire
DIVERSIFICATION    
Convertibles Euro
Dollar
A suivre
  • Prochaine réunion de la BCE : 25 octobre
  • Décision de S&P sur la note souveraine de l’Italie : 26 octobre
  • Prochaine réunion de la BoJ : 30 et 31 octobre
  • Prochaine réunion de la Fed : 18 et 19 décembre

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