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Dans l'attente du G20

Analyse de marché - 30/11/2018

Les marchés ont repris un peu de hauteur cette semaine, sur fond de reprise de négociations sino-américaines et d’une inflexion dans le discours du gouverneur de la Réserve Fédérale.

En effet, les États-Unis et la Chine semblent explorer un accord commercial qui reviendrait à un cessez-le-feu sur les nouveaux tarifs, tandis que les deux parties engagent des discussions sur des aspects essentiels du modèle de croissance chinois. Il est encore difficile de savoir si le sommet présidentiel du week-end au G20 aboutira à un tel accord. Dans le cas contraire, les marchés restent toujours attentifs au risque de voir les États-Unis imposer un nouveau droit de douane additionnel de 25% sur la quasi-totalité des importations de produits chinois d'ici le premier trimestre 2019.

Donald Trump a d’ores et déjà remis la pression sur le secteur automobile. Alors que General Motors a annoncé lundi un plan de restructuration, de nouveaux droits de douanes dans le secteur automobile seraient à l’étude, ce qui conduirait vraisemblablement l’Union européenne à répondre par des sanctions. Les négociations restent toutefois en cours entre Washington et Bruxelles, celles-ci ayant pour objectif de conduire à un approfondissement du libre-échange entre les deux zones et une hausse des importations du côté européen afin de réduire l’excédent commercial. Cette incertitude sur l’ampleur de la guerre commerciale s’est traduit cette semaine par la chute des indices de confiance en Europe.

S’agissant de la politique monétaire, l’issue de la réunion du FOMC des 7 et 8 novembre a confirmé les attentes selon lesquelles une hausse de taux à la réunion de décembre est très probable. Il a été toutefois mentionné que «quelques» participants ont considéré que la politique était maintenant «presque» neutre (c’est-à-dire qu’elle ne freine, ni ne stimule l’économie), conformément à la référence faite jeudi dernier par Powell. Les propos plus accommodants du président de la Fed n’ont pas manqué de renforcer l’idée que la banque centrale prend davantage en compte un contexte économique moins favorable.

Après un net durcissement des conditions financières enregistré depuis le printemps, la baisse récente du dollar et des taux souverains qui font suite à l’inflexion du discours de la Fed pourrait représenter un facteur de soutien aux bourses mondiales, dans un contexte où les niveaux de valorisation redeviennent attractifs.  

  Actions européennes

La validation des conditions du Brexit par l’UE et des signes de potentielle inflexion sur le budget en Italie ont permis aux marchés de se reprendre en début de semaine. Les financières italiennes en profitent notamment pour rebondir. L’enthousiasme est rapidement retombé, le marché étant rattrapé par les incertitudes sur l’issue du G20 concernant le commerce international et un potentiel durcissement des tarifs douaniers.

Le secteur automobile a ainsi continué d’être impacté alors que Washington pourrait imposer des droits de douane sur les voitures importées aux Etats-Unis, et que Valeo et Continental ont fait part du ralentissement de la demande finale en Chine qui impacte les perspectives pour 2019.

Les télécoms ont été bien orientés après l’offre de T-Mobile sur Tele2 aux Pays-Bas qui ferait l’objet d’une approbation sans conditions de la part de la Commission européenne. Cette opération pourrait être un catalyseur important pour l’ensemble du secteur en Europe, car elle démontre que la Commission est prête à accepter de passer de quatre à trois opérateurs dans un pays donné.

Le voyagiste britannique Thomas Cook a fortement chuté après avoir lancé son second avertissement sur résultats en deux mois. A l’inverse, plusieurs valeurs ont profité d’annonces positives. Accor a été porté par son objectif de doublement de l’EBITDA en 2022. Axa a relevé ses objectifs de distribution du dividende et de rentabilité des capitaux dans le cadre d'une mise à jour de son plan stratégique 2020, tout en confirmant ses objectifs de réduction de dette. Safran a bondi à l’issue de sa journée investisseurs, avec un plan 2022 ambitieux sur la croissance et des prévisions jugées conservatrices sur la génération de FCF. Trigano a profité d’une amélioration de son FCF et d’un désendettement plus rapide.

Concernant les transformations d’entreprises, Saint-Gobain a lancé son programme «Transform & Grow» qui vise une amélioration de la marge d’exploitation de 100 points de base, grâce à une simplification de sa structure organisationnelle et des cessions dans des activités à faible marge. Bayer a quant à lui annoncé un recentrage de ses activités vers son core business (agro et pharma) à travers des cessions d’actifs et un plan de suppressions d’emploi. Le plan de restructuration devrait en outre alimenter un programme de baisse des coûts de 1,6 milliard d’euros en 2022.

  Actions américaines

Fort rebond des indices américains au cours de la semaine : le S&P progresse de 4% et le Nasdaq s’adjuge 4,8%. Sur le front de la macroéconomie, la confiance du consommateur reste haut perchée (135.7, en ligne avec le mois précédent), tandis que les chiffres du PIB au troisième trimestre font ressortir une croissance de 3,5%. Seule déception : les publications de chiffres de ventes de maisons neuves largement inférieures aux attentes. L’inflation au sens du PCE indique une progression des prix de 1,8%, légèrement inférieure aux attentes et alimentant davantage les espoirs d’un changement de trajectoire de politique monétaire.

Jerome Powell est intervenu devant l’Economic Club de New York. Alors que précédemment il avait indiqué que le niveau des taux actuels était encore nettement en-dessous du «taux neutre», laissant entrevoir un durcissement continu de sa politique, il a – cette fois-ci – déclaré que les taux se situaient proches du point de neutralité. Le marché a naturellement lu cette intervention comme accommodante, laissant penser que la Fed envisageait une pause dans le cycle de hausse des taux courant 2019. La publication des « minutes » de la dernière réunion a renforcé cette vue. Elles signalent que dorénavant, la stratégie de resserrement monétaire sera davantage flexible. Ces annonces ont aidé à la détente sur les taux. Le 10-ans américain se rapproche de 3%.

La posture plus accommodante de la Fed a profité au secteur de la technologie, tandis que l’énergie et les matières premières ont été à nouveau les grandes perdantes de la semaine. Du côté des valeurs, on retiendra Amazon (+10%) : la firme de Jeff Bezos a annoncé avoir réalisé des ventes record lors du Cyber Monday. De son côté, Tiffany perd 12% après la publication de ventes trimestrielles décevantes.

  Actions japonaises

Le marché boursier japonais a rebondi cette semaine, sur fond de rumeurs d’un accord commercial possible entre les États-Unis et la Chine à l’issue des négociations menées en marge du sommet du G20, et à la faveur de la possibilité pour la Réserve fédérale américaine de ralentir son calendrier de relèvement des taux d’intérêt. L’indice TOPIX a progressé de 1,87% cette semaine.

Bien que l’indice Nikkei 225 ait toujours surperformé le TOPIX, le ratio Nikkei 225/TOPIX a évolué à un niveau relativement élevé de sa fourchette historique.     

Le secteur des «autres produits» a été le plus performant, Nintendo ayant vu son cours bondir de 10,98%. En outre, certaines valeurs de croissance qui avaient subi la pression négative du marché ont rebondi. Ainsi, Daikin Industries a gagné 10,44%, à l’instar de Nidec, en hausse de 6,93%, de Kyocera et de Murata Manufacturing.

Par ailleurs, le titre de SoftBank Group a progressé de 8,32%, alors que l’entreprise se prépare à introduire en Bourse sa filiale de télécommunications, SoftBank, le 19 décembre 2018. À l’inverse, les valeurs axées sur la demande intérieure dans les secteurs des produits pharmaceutiques, du commerce de détail et des transports ont sous-performé cette semaine.

Le Japon a reçu une bonne nouvelle, puisque Osaka a été sélectionné pour accueillir l’Exposition universelle de 2025, ce qui devrait avoir un impact positif sur l’économie et les entreprises japonaises. 

  Marchés émergents

Le gouverneur de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a déclaré que les taux d’intérêt se trouvent désormais «juste en-dessous» du niveau neutre, un changement de discours jugé accommodant par rapport à ses déclarations précédentes. Une bonne nouvelle pour les marchés émergents.

L’indice PMI manufacturier chinois pour le mois de novembre s’est établi à 50, en deçà du niveau atteint en octobre (50,2). Le sous-indice des nouvelles commandes a continué de reculer, cédant 0,4% à 50,4%, ce qui indique que le ralentissement devrait se poursuivre dans les prochains mois. Le marché porte désormais toute son attention sur la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump à l’occasion du sommet du G20 qui se tiendra ce week-end. Peter Navarro, le conseiller au commerce de la Maison-Blanche connu pour son discours particulièrement ferme à l’égard de la Chine, prendra également part à cette réunion. Weibo a rendu compte de résultats supérieurs aux attentes pour le troisième trimestre 2018, enregistrant une croissance en glissement annuel de 44% de son chiffre d’affaires et de 49% de ses bénéfices. Ses prévisions de croissance du chiffre d’affaires ont été revues à la baisse pour le quatrième trimestre 2018, à 35-38%, en raison des difficultés macroéconomiques.

Le marché taïwanais a réagi de manière positive aux résultats des élections municipales cette semaine, avec une progression importante du KMT, le parti d’opposition, qui est considéré comme étant plus favorable aux entreprises et à la Chine.

En Thaïlande, Airports of Thailand a publié ses résultats pour le quatrième trimestre de l’exercice 2018, avec une hausse de seulement 4% de son chiffre d’affaires sur le trimestre, en raison d’un nombre de passagers inférieur aux prévisions.

En Inde, l’ICRA a récemment abaissé la note des crédits bancaires du groupe Shapoorji Pallonji, en raison du ralentissement des ventes de biens immobiliers, ce qui a suscité l’inquiétude du marché vis-à-vis de l’exposition des banques à l’immobilier commercial. Les investisseurs se sont également demandé si une crise systémique n’était pas imminente.

Une certaine agitation a régné au Mexique en raison d’annonces relatives aux frais bancaires, à la nationalisation des fonds de pension et à des référendums. Le futur ministre des Finances a totalement nié toute intention de modifier le régime actuel des fonds de pension (Afores). En outre, le nouveau gouvernement s’est engagé à stimuler l'activité de raffinage du pétrole national afin que le pays devienne autosuffisant en énergie. L’attention se porte désormais sur l’annonce du budget pour 2019 le 15 décembre prochain. Cemex a annoncé un programme de rachat d’actions.

Au Brésil, la fusion entre Suzano et Fibria a été validée par la Commission européenne. CCR a déclaré avoir passé un accord avec la justice, à hauteur de 81 millions de réals, un montant bien en deçà des attentes. Petrobras a vendu certains de ses gisements en eaux peu profondes pour 823,1 millions de dollars. Enfin, Ultrapar a fait part de ses prévisions favorables concernant sa marge de distribution de carburant pour l’année prochaine.

En Colombie, un nouveau projet de réforme fiscale a été soumis au Congrès, sans hausse de TVA sur les produits alimentaires de base. Les principaux changements portent sur une réduction de l’impôt sur le revenu pour les entreprises (de 33% en 2019 à 30% en 2023), sur le fait que la TVA sur l’achat de biens d’équipement sera déduite de l’impôt sur les sociétés et sur une hausse de l’impôt sur le revenu des particuliers et de l’impôt sur la fortune. 

  Matières premières

Après sept semaines de baisse consécutives, le pétrole est resté inchangé au cours de la semaine, pour se stabiliser à 59$/b pour le Brent et 51$/b pour le WTI. Le marché est toujours à l’écoute des interventions des différents acteurs, de Trump aux ministres de l’énergie des pays producteurs. Le déséquilibre actuel du marché, avec un excès d’offre estimé à 1,5Mb/j, conduit à anticiper une coupe de production lors de la réunion OPEP du 6 décembre prochain. Cependant, le G20 qui aura lieu ce week-end pourra déjà fournir des éléments de réponse, avec quelques rencontres bipartites probables, avec la présence de Mohammed ben Salmane. Trump a cependant annulé à la dernière minute son entrevue avec Poutine.

Si l’Arabie Saoudite pousse activement pour une baisse des productions, le Royaume étant prêt à faire tout ce qui est nécessaire, il n’agira pas sans la participation des autres pays. En clair, l’Arabie Saoudite souhaite conserver autant que possible ses parts de marché. La Russie de Poutine semble être davantage dans une approche d’attente, son budget n’étant pas sous pression même à 60$/b. Trump a de son côté répété (lire twitter) à différentes reprises son attachement aux prix bas, comparant la baisse des prix à une réduction d’impôt. La hausse ininterrompue des stocks de pétrole américain depuis 10 semaines est un argument supplémentaire

L’intervention du président de la Fed, estimant que les taux d’intérêt étaient justes au-dessous d’un niveau neutre pour l’économie, pourrait avoir des conséquences positives sur le cours de l’or. Une dernière hausse des taux pour l’année 2018 est actée par les marchés, mais la réelle question se situe sur le nombre de hausses pour 2019.

A noter que les traders ont neutralisé leurs positions sur le Comex, après avoir été massivement vendeurs depuis la mi-août. Les flux sur les ETF sont également redevenus positifs au cours du dernier mois. 

  Dettes d'entreprises

 

Crédit

Le marché a ouvert en hausse cette semaine, porté par une possible révision du budget italien (le gouvernement pourrait réduire le déficit budgétaire). Le retour des craintes autour d’une guerre commerciale internationale a cependant, par la suite, pesé sur les spreads. Dans ce contexte, au cours de la semaine, l’indice Xover s’est écarté de 10 points de base tandis que le Main est resté assez stable aux alentours de 80 points de base.

Dans le secteur télécom, en Suisse, Salt (Matterhorn, B2/B+) a annoncé des résultats décevants (baisse du chiffre d’affaires et de l’EBITDA de 5,3% et 5,5%) et en Italie, Wind Tre a été sous pression, étant donné que les résultats du groupe continuent à se détériorer face à la forte concurrence (chiffre d’affaires et EBITDA en baisse de 11,2% et 9,8%). CMA CGM (B1/B+) a aussi dévoilé des résultats en forte baisse sur un an, mais plus satisfaisants qu’au 2ème trimestre avec une hausse du chiffre d’affaires de 6,3% au cours du trimestre grâce à de meilleurs volumes. L’EBITDA chute cependant de 45% sur un an (hausse du coût du pétrole) et le BFR apparaît en forte hausse. Thomas Cook a annoncé un nouveau profit warning, trois jours avant la publication de ses résultats annuels. Son EBIT courant devrait être inférieur de 10% à celui annoncé en septembre.

Sur une note plus positive, Algeco (B2/B-), opérant dans la construction modulaire, a publié de solides résultats portés par une hausse des revenus en Europe. Burger King France (B3/B-) a annoncé des résultats toujours en croissance. Le chiffre d’affaires consolidé a augmenté de 1,4% sur un an. CBR Fashion (B2/B) affiche de meilleurs chiffres avec une amélioration de la marge opérationnelle malgré une baisse des ventes. Enfin, Loxam (BB-) a publié des résultats satisfaisants grâce au rebond de la construction en France et en Europe (+ 9,2% pour le chiffre d’affaires sur un an).

Il y a eu un retour des flux acheteurs sur Fiat. Le groupe envisagerait de vendre sa branche robotique Comau et la cession pourrait rapporter entre 1,5 et deux milliards d’euros. Par ailleurs, S&P a confirmé la note de Nyrstar à CCC+ mais a dégradé d’un cran les obligations de maturité 2019 et 2024 de CCC à CCC-, estimant le taux de recouvrement très faible en cas de défaut de paiement. La nouvelle facilité de paiement accordée par Trafigura bénéficie de meilleures suretés que les obligations.

Côté primaire, le marché des financières a été assez dynamique. La banque espagnole Sabadell a émis une obligation Tier 2 de coupon 5.375% et maturité 2028. UniCredit a émis sa 2ème senior non preferred dans le cadre d’un placement privé pour trois milliards de dollars à cinq ans. Enfin, Credit Agricole, Commerzbank, ABN Amro et Raiffeisen ont émis des senior preferred.  

Convertibles 

Le ralentissement des indices PMI européens publiés vendredi dernier a fait baisser l’euro, qui est passé sous la barre de 1,13 dollar. Toutefois, le ton beaucoup plus conciliant adopté par Jerome Powell a permis à la monnaie unique de regagner du terrain face au dollar et aux marchés actions de commencer à se redresser.

L’activité a été relativement dynamique durant la dernière semaine de novembre avec plusieurs nouvelles transactions. iQiyi (services de divertissement vidéo en Chine) émettra pour 500 millions de dollars (montant augmenté à 600 millions de dollars + option de surallocation à 90%) d’obligations convertibles à 5 ans assorties d’un coupon compris entre 3,25% et 3,75% et d’une prime de 20%, afin de développer et d’améliorer son offre de contenus, de renforcer ses technologies et de financer ses fonds de roulement. Cosmo Pharmaceuticals NV (activité pharmaceutique, trois produits générateurs de revenus et d’autres produits en développement) a émis pour 175 millions d’euros d’obligations convertibles à 5 ans assorties d’un coupon de 2,5% et d’une prime de 20%. Cette émission vise à répondre aux besoins généraux de l’entreprise, tels que la recherche et le développement, des acquisitions potentielles et des opérations de co-développement (in-licensing).

Dexcom (société de dispositifs médicaux spécialisée dans les systèmes de mesure du glucose en continu (CGM) destinés aux personnes diabétiques) a émis pour 750 millions de dollars d’obligations convertibles à 5 ans assorties d’un coupon de 0,75% et d’une prime de 32,5%. 100 millions de dollars du produit net seront affectés au rachat d’actions et le reste servira à financer les dépenses d’investissement, les fonds de roulement et les besoins généraux de l’entreprise.

Ship Healthcare Holdings (distribution d’équipements médicaux) a émis pour 25 milliards de yens d’obligations convertibles à échéance 2023. Sur ce montant, 5,8 milliards  sont destinés au remboursement de ses dettes, notamment celles relatives à l’acquisition de Software Service et six milliards seront utilisés pour acquérir des actions d’Okkar Thiri Co et de Snow Everest en Birmanie. Les 13,2 milliards restants seront affectés au financement d’investissements, des fonds de roulement et au rachat d’actions.

Liberty Media Corp a réalisé une émission de 350 millions de dollars échangeable en actions Live Nation Entertainment, avec option de rachat par anticipation après trois ans, assorties d’un coupon de 2,25% et d’une prime de 25%, en vue du remboursement d'un prêt sur marge.

Electronics for Imaging (conception et commercialisation de produits pour l’impression en couleur et en noir et blanc) a émis pour 135 millions de dollars d’obligations convertibles à 5 ans, assorties d’un coupon de 2,25% et d’une prime de 30%. 40 millions de dollars seront consacrés au rachat d’actions, tandis que le montant restant sera destiné aux besoins généraux de l’entreprise. 

 

Achevé de rédiger le 30/11/2018

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